Physique

Cinématique du point matériel - Ts

Classe: 
Terminale
 
La cinématique est l'étude des mouvements sans tenir compte des forces qui les engendrent ou les modifient.

I. Définitions

$\centerdot\ \ $ Référentiel
 
Un référentiel que l'on peut noter $(\mathcal{R})$ est un solide de référence, muni d'un repère d'espace et de temps, par rapport auquel on étudie un mouvement.
 
On peut citer par exemple :
 
$-\ \ $ Le référentiel terrestre ou référentiel du laboratoire : C'est un référentiel dont le repère d'espace est lié aux objets fixes sur la terre ou au solide de référence que caractérise le laboratoire.
 
$-\ \ $ Le référentiel héliocentrique : C'est un référentiel constitué d'un repère d'espace dont l'origine est le centre du soleil et les trois axes dirigés vers trois étoiles éloignées supposées fixes.
 
$-\ \ $ Le référentiel géocentrique : C'est un référentiel dont le repère d'espace a pour origine le centre de la terre et les axes dirigés vers trois étoiles éloignées supposées fixes.
 
$-\ \ $ Plus loin nous verrons aussi le référentiel galiléen ; référentiel dans lequel un point matériel isolé ou pseudo-isolé est en mouvement rectiligne uniforme, s'il n'est pas au repos.
 
$\centerdot\ \ $ Mouvement
 
Un point matériel $M$ est en mouvement par rapport à un référentiel si sa position varie avec le temps.
 
Lorsque cette position est fixe au cours du temps, on dira que le point $M$ est immobile ou au repos par rapport au référentiel choisi.
 
Remarque 
 
Pour décrire un mouvement, il faut toujours préciser le référentiel dans lequel on étudie ce mouvement.
 
$\centerdot\ \ $ Trajectoire
 
C'est la courbe décrite au cours du temps par un point matériel $M$ en mouvement par rapport à un référentiel choisi.

II. Grandeurs cinématiques

II.1. Vecteur position

Soit $M(t)$ la position d'un point matériel à l'instant $t$ sur sa trajectoire et soit $O$ origine du repère. On appelle vecteur position le vecteur $\overrightarrow{OM}$ tel que : $$\boxed{\overrightarrow{OM}=\overrightarrow{OM}(t)}$$

II.2. Systèmes de coordonnées

Un point matériel peut être repéré par une, deux ou trois coordonnées selon qu'il se situe respectivement sur une ligne, dans un plan ou dans l'espace. 

II.2.1. Coordonnées cartésiennes

Soit $(O\;;\ \vec{i}\;,\ \vec{j}\;,\ \vec{k})$ un repère d'espace et $M$ un point de l'espace, on appelle coordonnées cartésiennes de $M$ les trois réels $x\;,\ y$ et $z$ tels que : $$\boxed{\overrightarrow{OM}=x\vec{i}+y\vec{j}+z\vec{k}}$$
 
Comme à l'instant $t\;\ \overrightarrow{OM}=\overrightarrow{OM}(t)$ alors : $$\boxed{\overrightarrow{OM}=x(t)\vec{i}+y(t)\vec{j}+z(t)\vec{k}}$$

 

 
Remarque : $||\overrightarrow{OM}||=\sqrt{x^{2}+y^{2}+z^{2}}$

II.2.2. Abscisse curviligne

Considérons un point matériel décrivant une trajectoire $(\mathcal{C}).$ Soit $M_{0}$ sa position sur $(\mathcal{C})$ à l'instant $t_{0}$ et $M$ sa position à l'instant $t.$
 
On appelle abscisse curviligne de $M$ notée $s=s(t)$ l'arc entre $M_{0}$ et $M.$ On a : $$\boxed{s=\overset{\displaystyle\frown}{M_{0}M}}$$

 

 
$M_{0}$ est la position initiale du point matériel ou origine du mouvement ; la trajectoire étant orientée de $M_{0}$ vers $M.$

II.2.3. Coordonnées polaires

La position d'un point matériel $M$ se trouvant, à l'instant $t$, dans un plan $xOy$ est repérée par $\rho(t)=||\overrightarrow{OM}||$ et par $\varphi=(\widehat{\vec{i}\;,\ \overrightarrow{OM}}).$
 
$$\left\lbrace\begin{array}{rcl} x_{M}(t)&=&\rho(t)\cos\varphi\\y_{M}(t)&=&\rho(t)\sin\varphi\end{array}\right.$$
 
$\rho$ et $\varphi$ sont appelés coordonnées polaires de $M.$

 

 

II.3. Vecteur vitesse

Considérons un point matériel décrivant une trajectoire $(\mathcal{C}).$

II.3.1. Vecteur vitesse moyenne

Soit $M$ la position du mobile à l'instant $t$ et $M'$ sa position sur $(\mathcal{C})$ à l'instant $t'.$ On appelle vecteur vitesse moyenne de $M$ le vecteur $\vec{v}_{\text{moy}}$ défini par : 
 
$$\boxed{\vec{v}_{\text{moy}}=\dfrac{\overrightarrow{MM'}}{t'-t}}$$
 
$-\ \ $ Sens : de $M$ vers $M'$
 
$-\ \ $ Module : $||\vec{v}_{\text{moy}}||=\dfrac{||\overrightarrow{MM'}||}{|t'-t|}$ en $(m.s^{-1})$
 
Remarque 
 
La vitesse moyenne est la distance parcourue par le mobile par unité de temps.

 

 

II.3.2. Vecteur vitesse instantanée

Le vecteur vitesse instantanée d'un point matériel $M$ est la dérivée par rapport au temps du vecteur position $\overrightarrow{OM}\ :$
 
$$\boxed{\vec{v}_{t}=\dfrac{\mathrm{d}\overrightarrow{OM}}{\mathrm{d}t}}$$
 
$\vec{v}_{t}$ est tangent à la trajectoire au point $M.$
 
Remarque 
 
La vitesse instantanée exprimée en $m.s^{-1}$ est la vitesse du mobile à l'instant $t.$
 
En effet, lorsque $t'$ tend vers $t$ alors, $M'$ va aussi tendre vers $M.$
 
Posons $t'-t=\Delta t$ donc, $t'=t+\Delta t$
 
Soit $\vec{v}_{t}=\lim\limits_{\Delta t\rightarrow 0}\dfrac{\overrightarrow{MM'}}{\Delta t}.$
 
On sait que
 
$\begin{array}{rcl}\overrightarrow{MM'}&=&\overrightarrow{MO}+\overrightarrow{OM'}\\\\&=&\overrightarrow{OM'}-\overrightarrow{OM}\quad\text{or le mobile est à la position }M'\text{ à l'instant }t'\\\\&=&\overrightarrow{OM}(t')-\overrightarrow{OM}(t)\quad\text{avec }\ t'=t+\Delta t\\\\&=&\overrightarrow{OM}(t+\Delta t)-\overrightarrow{OM}(t) \end{array}$
 
Donc
 
$\begin{array}{rcl}\vec{v}_{t}&=&\lim\limits_{\Delta t\rightarrow 0}\dfrac{\overrightarrow{MM'}}{\Delta t}\\ \\&=&\lim\limits_{\Delta t\rightarrow 0}\dfrac{\overrightarrow{OM}(t+\Delta t)-\overrightarrow{OM}(t)}{\Delta t}\\ \\&=&\dfrac{\mathrm{d}\overrightarrow{OM}}{\mathrm{d}t}\quad\text{d'après le cours de mathématiques sur la dérivée}\end{array}$
 
Ainsi : $\vec{v}_{t}=\dfrac{\mathrm{d}\overrightarrow{OM}}{\mathrm{d}t}$

 

 

Composantes de la vitesse en coordonnées cartésiennes

On a : 
 
$\begin{array}{rcl}\vec{v}_{t}&=&\dfrac{\mathrm{d}\overrightarrow{OM}}{\mathrm{d}t}\quad\text{or }\ \overrightarrow{OM}=x\vec{i}+y\vec{j}+z\vec{k}=x(t)\vec{i}+y(t)\vec{j}+z(t)\vec{k}\\ \\&=&\dfrac{\mathrm{d}x}{\mathrm{d}t}\vec{i}+\dfrac{\mathrm{d}y}{\mathrm{d}t}\vec{j}+\dfrac{\mathrm{d}z}{\mathrm{d}t}\vec{k}\end{array}$
 
D'où, $$\boxed{\vec{v}_{t}=\dfrac{\mathrm{d}x}{\mathrm{d}t}\vec{i}+\dfrac{\mathrm{d}y}{\mathrm{d}t}\vec{j}+\dfrac{\mathrm{d}z}{\mathrm{d}t}\vec{k}}$$
 
En notant $\ \dot{x}=\dfrac{\mathrm{d}x}{\mathrm{d}t}\;,\ \dot{y}=\dfrac{\mathrm{d}y}{\mathrm{d}t}\ \text{ et }\ \dot{z}=\dfrac{\mathrm{d}z}{\mathrm{d}t}\;,\ \vec{v}_{t}$ peut encore s'écrire sous la forme : $$\boxed{\vec{v}_{t}=\dot{x}\vec{i}+\dot{y}\vec{j}+\dot{z}\vec{k}}$$
 
Remarque 
 
$\vec{v}_{t}=v_{x}\vec{i}+v_{y}\vec{j}+v_{z}\vec{k}\ $ avec $\ v_{x}=\dot{x}\;,\ v_{y}=\dot{y}\ \text{ et }\ v_{z}=\dot{z}$

II.4. Vecteur accélération

L'accélération $\vec{a}_{t}$ d'un mobile $M$ à l'instant $t$ est la dérivée par rapport au temps du vecteur vitesse $\vec{v}_{t}\ :$
 
$$\boxed{\vec{a}_{t}=\dfrac{\mathrm{d}\vec{v}_{t}}{\mathrm{d}t}}$$
 
Comme $\vec{v}_{t}=\dfrac{\mathrm{d}\overrightarrow{OM}}{\mathrm{d}t}$ alors, $\vec{a}_{t}$ peut encore s'écrire : $$\boxed{\vec{a}_{t}=\dfrac{\mathrm{d}^{2}\overrightarrow{OM}}{\mathrm{d}t^{2}}}$$
 
En effet,
 
$\begin{array}{rcl}\vec{a}_{t}&=&\lim\limits_{\Delta t\rightarrow 0}\dfrac{\vec{v}_{t'}-\vec{v}_{t}}{\Delta t}\quad\text{avec }\ t'=t+\Delta t\\ \\&=&\lim\limits_{\Delta t\rightarrow 0}\dfrac{\vec{v}_{t+\Delta t}-\vec{v}_{t}}{\Delta t}\\ \\&=&\dfrac{\mathrm{d}\vec{v}_{t}}{\mathrm{d}t}\quad\text{or }\ \vec{v}_{t}=\dfrac{\mathrm{d}\overrightarrow{OM}}{\mathrm{d}t}\\ \\&=&\dfrac{\mathrm{d}}{\mathrm{d}t}\left(\dfrac{\mathrm{d}\overrightarrow{OM}}{\mathrm{d}t}\right)\\ \\&=&\dfrac{\mathrm{d}^{2}\overrightarrow{OM}}{\mathrm{d}t^{2}}\end{array}$
 
D'où, $\vec{a}_{t}=\dfrac{\mathrm{d}\vec{v}_{t}}{\mathrm{d}t}=\dfrac{\mathrm{d}^{2}\overrightarrow{OM}}{\mathrm{d}t^{2}}$

Composantes de l'accélération en coordonnées cartésiennes

On a : 
 
$\begin{array}{rcl}\vec{a}_{t}&=&\dfrac{\mathrm{d}^{2}\overrightarrow{OM}}{\mathrm{d}t^{2}}\quad\text{or }\ \overrightarrow{OM}=x\vec{i}+y\vec{j}+z\vec{k}\\ \\&=&\dfrac{\mathrm{d}^{2}x}{\mathrm{d}t^{2}}\vec{i}+\dfrac{\mathrm{d}^{2}y}{\mathrm{d}t^{2}}\vec{j}+\dfrac{\mathrm{d}^{2}z}{\mathrm{d}t^{2}}\vec{k}\end{array}$
 
D'où, $$\boxed{\vec{a}_{t}=\dfrac{\mathrm{d}^{2}x}{\mathrm{d}t^{2}}\vec{i}+\dfrac{\mathrm{d}^{2}y}{\mathrm{d}t^{2}}\vec{j}+\dfrac{\mathrm{d}^{2}z}{\mathrm{d}t^{2}}\vec{k}}$$
 
$\vec{a}_{t}$ peut encore s'écrire sous la forme : $$\boxed{\vec{a}_{t}=\ddot{x}\vec{i}+\ddot{y}\vec{j}+\ddot{z}\vec{k}}$$
 
avec $\ \ddot{x}=\dfrac{\mathrm{d}^{2}x}{\mathrm{d}t^{2}}\;,\ \ddot{y}=\dfrac{\mathrm{d}^{2}y}{\mathrm{d}t^{2}}\ \text{ et }\ \ddot{z}=\dfrac{\mathrm{d}^{2}z}{\mathrm{d}t^{2}}$
 
Remarque 
 
On peut aussi écrire $\vec{a}_{t}=a_{x}\vec{i}+a_{y}\vec{j}+a_{z}\vec{k}\ $ avec $\ a_{x}=\ddot{x}\;,\ a_{y}=\ddot{y}\ \text{ et }\ a_{z}=\ddot{z}$

Composantes de l'accélération dans la base de Frenet

Considérons un point matériel en mouvement curviligne sur une trajectoire $(\mathcal{C}).$ Soit $M$ la position du mobile sur $(\mathcal{C})$ à l'instant $t$ et soit $\vec{T}$ un vecteur unitaire porté par la tangente en $M$ et $\vec{N}$ la normale à $\vec{T}$ dirigée vers le centre de courbure.
 
Le couple de vecteurs $(\vec{T}\;,\ \vec{N})$ ainsi définie est appelé base de Frenet.
 
L'accélération $\vec{a}_{t}$ peut alors s'écrire dans cette base sous la forme : $$\boxed{\vec{a}_{t}=a_{_{T}}\vec{T}+a_{_{N}}\vec{N}}$$
 
avec $a_{_{T}}=\dfrac{\mathrm{d}v}{\mathrm{d}t}\ $ et $\ a_{_{N}}=\dfrac{v^{2}}{R}$ où $R$ est le rayon de courbure.
 
$-\ \ a_{_{T}}$ est l'accélération tangentielle
 
$-\ \ a_{_{N}}$ est appelé accélération normale ou centripète.
 
On obtient ainsi : $$\boxed{\vec{a}_{t}=\dfrac{\mathrm{d}v}{\mathrm{d}t}\vec{T}+\dfrac{v^{2}}{R}\vec{N}}$$

 

 

Exercice d'application

Un mobile $M$, à l'instant $t$, est repéré par ses coordonnées cartésiennes : $$x(t)=3t+4\;;\quad y(t)=-5t^{2}+2t+1\;;\quad z(t)=3$$
 
1) Donner l'expression de sa vitesse et calculer sa valeur aux dates $t_{0}=0\;s\;,\ t_{1}=1\;s$
 
2) Donner l'expression de son accélération puis calculer sa valeur aux dates $t_{0}=0\;s\;,\ t_{1}=1\;s$

Résolution

1) Expression de la vitesse
 
On a : $\vec{v}_{t}=\dfrac{\mathrm{d}x}{\mathrm{d}t}\vec{i}+\dfrac{\mathrm{d}y}{\mathrm{d}t}\vec{j}+\dfrac{\mathrm{d}z}{\mathrm{d}t}\vec{k}$ avec $\dfrac{\mathrm{d}x}{\mathrm{d}t}=3\;,\ \dfrac{\mathrm{d}y}{\mathrm{d}t}=-10t+2\ \text{ et }\ \dfrac{\mathrm{d}z}{\mathrm{d}t}=0$
 
Donc, $$\boxed{\vec{v}_{t}=3\vec{i}-(10t-2)\vec{j}}$$
 
A $t_{0}=0\;s\;,\ \vec{v}_{0}=3\vec{i}+2\vec{j}$
 
Donc, $||\vec{v}_{0}||=\sqrt{3^{2}+2^{2}}=\sqrt{13}\;m.s^{-1}$
 
A $t_{1}=1\;s\;,\ \vec{v}_{1}=3\vec{i}-8\vec{j}$
 
Donc, $||\vec{v}_{1}||=\sqrt{3^{2}+(-8)^{2}}=\sqrt{73}\;m.s^{-1}$
 
2) Expression de l'accélération
 
On a : 
 
$\begin{array}{rcl}\vec{a}_{t}&=&\dfrac{\mathrm{d}\vec{v}_{t}}{\mathrm{d}t}\\\\&=&\dfrac{\mathrm{d}(3\vec{i}-(10t-2)\vec{j})}{\mathrm{d}t}\\ \\&=&\dfrac{\mathrm{d}}{\mathrm{d}t}3\vec{i}-\dfrac{\mathrm{d}(10t-2)}{\mathrm{d}t}\vec{j}\\ \\&=&-10\vec{j}\end{array}$
 
D'où, $$\boxed{\vec{a}_{t}=-10\vec{j}}$$
 
Nous constatons que $\vec{a}_{t}$ est une constante.
 
Par suite, aux dates $t_{0}=0\;s$ et $t_{1}=1\;s\;,\ \vec{a}_{0}=\vec{a}_{1}=-10\vec{j}$
 
D'où, $||\vec{a}_{0}||=||\vec{a}_{1}||=\sqrt{(-10)^{2}}=10\;m.s^{-2}$

III. Mouvements rectilignes

III.1. Définitions

$\centerdot\ \ $ Un mouvement est dit rectiligne si, et seulement si, la trajectoire est une droite.
 
$\centerdot\ \ $ Un mouvement est dit uniforme si la norme du vecteur vitesse instantanée $||\vec{v}_{t}||$ du mobile est constante.
 
$\centerdot\ \ $ Un point matériel est animé d'un mouvement rectiligne uniforme $(MRU)$ si, et seulement si, son vecteur vitesse instantanée $\vec{v}_{t}$  reste constant.
 
$\centerdot\ \ $ Un mobile est en mouvement rectiligne uniformément varié $(MRUV)$ si, et seulement si, son accélération $\vec{a}_{t}$ est constante.

III.2. Mouvement rectiligne uniformément varié $(MRUV)$

La trajectoire est une droite. Afin de repérer la position d'un mobile sur cette trajectoire nous utilisons l'axe $(x'Ox)$ comme repère d'espace.
 
Ainsi, un point matériel $M$ sera repéré, à l'instant $t$, par une seule coordonnée $x.$ Le vecteur position s'écrit alors : $$\overrightarrow{OM}=x\vec{i}$$
 
Considérons un mobile $M$ en mouvement rectiligne uniformément varié avec une vitesse $v_{x}$ à l'instant $t.$ 

 

 
 
Le mouvement étant rectiligne et uniformément varié alors, l'accélération $\vec{a}_{x}$ est constante.
 
Or, $a=\dfrac{\mathrm{d}v_{x}}{\mathrm{d}t}$ par suite, $\mathrm{d}v_{x}=a\mathrm{d}t$
 
Ce qui donne, par passage aux primitives : $$\int \mathrm{d}v_{x}=\int a\mathrm{d}t=a\int \mathrm{d}t$$
Ainsi, d'après cours de mathématiques 1er, $v_{x}=at+\text{cst}$
 
La constante $\text{(cst)}$ est déterminée à partir des conditions initiales : soit à l'instant initia $t_{0}$, le mobile $M$ est à la position $x_{0}$ avec une vitesse $v_{0}.$ 
 
Donc, $v_{0}=at_{0}+\text{cst}\ \Rightarrow\ \text{cst}=v_{0}-at_{0}$
 
Par conséquent : $$\boxed{v_{x}=a(t-t_{0})+v_{0}}$$
 
En particulier, lorsque $t_{0}=0$ on obtient : $$\boxed{v_{x}=at+v_{0}}$$
 
Par ailleurs, on sait que : $v_{x}=\dfrac{\mathrm{d}x}{\mathrm{d}t}=a(t-t_{0})+v_{0}$ donc, $\mathrm{d}x=(a(t-t_{0})+v_{0})\mathrm{d}t$ 
 
Par passage aux primitives, on obtient : $$\int\mathrm{d}x=\int(a(t-t_{0})+v_{0})\mathrm{d}t=a\int t\mathrm{d}t-at_{0}\int \mathrm{d}t+v_{0}\int\mathrm{d}t$$
D'où, $x=\dfrac{1}{2}at^{2}+(v_{0}-at_{0})t+\text{cst}$
 
Or, d'après conditions initiales, $x=x_{0}\ $ à $\ t=t_{0}$
 
Donc, $x_{0}=\dfrac{1}{2}at_{0}^{2}+(v_{0}-at_{0})t_{0}+\text{cst}$
 
$\begin{array}{rcl} x_{0}&=&\dfrac{1}{2}at_{0}^{2}+(v_{0}-at_{0})t_{0}+\text{cst}\\ \\&=&\dfrac{1}{2}at_{0}^{2}+v_{0}t_{0}-at_{0}^{2}+\text{cst}\\ \\&=&-\dfrac{1}{2}at_{0}^{2}+v_{0}t_{0}+\text{cst}\\ \\\Rightarrow\ \text{cst}&=&\dfrac{1}{2}at_{0}^{2}-v_{0}t_{0}+x_{0}\end{array}$
 
Par suite, 
 
$\begin{array}{rcl} x&=&\dfrac{1}{2}at^{2}+(v_{0}-at_{0})t+\dfrac{1}{2}at_{0}^{2}-v_{0}t_{0}+x_{0}\\ \\&=&\dfrac{1}{2}\left( at^{2}+at_{0}^{2}-2at_{0}t\right)+v_{0}t-v_{0}t_{0}+x_{0}\\ \\&=&\dfrac{1}{2}a(t-t_{0})^{2}+v_{0}(t-t_{0})+x_{0}\end{array}$
 
Par conséquent, $$\boxed{x(t)=\dfrac{1}{2}a(t-t_{0})^{2}+v_{0}(t-t_{0})+x_{0}}$$
 
Cette équation est appelée équation horaire du mobile. Elle donne l'évolution de la coordonnée du point matériel en fonction du temps.
 
Elle permet donc de calculer l'abscisse $x$ du mobile à chaque instant $t$, connaissant les conditions initiales $(t_{0}\;,\ x_{0}\text{ et } v_{0})$ ainsi que l'accélération $a.$
 
Particulièrement, lorsque $t_{0}=0$, l'équation horaire devient : $$\boxed{x(t)=\dfrac{1}{2}at^{2}+v_{0}t+x_{0}}$$

Relation entre l'abscisse $x$ et la vitesse $v_{x}$

Choisissons l'instant initial $t_{0}=0$ et considérons les équations (1) et (2) suivantes : $$(1)\ :\ v_{x}=at+v_{0}\quad\text{et}\quad(2)\ :\ x=\dfrac{1}{2}at^{2}+v_{0}t+x_{0}$$
 
L'équation (1) donne : $t=\dfrac{v_{x}-v_{0}}{a}.$ En remplaçant cette expression de $t$ dans l'équation (2) on obtient :
 
$\begin{array}{rcl} x&=&\dfrac{1}{2}at^{2}+v_{0}t+x_{0}\\\\&=&\dfrac{1}{2}a\left(\dfrac{v_{x}-v_{0}}{a}\right)^{2}+v_{0}\left(\dfrac{v_{x}-v_{0}}{a}\right)+x_{0}\\ \\&=&\dfrac{1}{2}a\left(\dfrac{v_{x}^{2}-2v_{x}v_{0}+v_{0}^{2}}{a^{2}}\right)+\dfrac{v_{0}v_{x}-v_{0}^{2}}{a}+x_{0}\\ \\&=&\dfrac{1}{2}.\dfrac{v_{x}^{2}-2v_{x}v_{0}+v_{0}^{2}+2v_{0}v_{x}-2v_{0}^{2}}{a}+x_{0}\\ \\&=&\dfrac{v_{x}^{2}-v_{0}^{2}}{2a}+x_{0}\end{array}$
 
Ce qui donne alors, $\ x-x_{0}=\dfrac{v_{x}^{2}-v_{0}^{2}}{2a}\ $ ; soit : $$\boxed{v_{x}^{2}-v_{0}^{2}=2a(x-x_{0})}$$

Exercice d'application

Une voiture roule sur une route rectiligne avec une vitesse initiale de $10\;m.s^{-1}$ et une accélération constante de $0.8\;m.s^{-2}.$
 
1) Calculer sa vitesse au bout de $5\;mn.$
 
2) Calculer la distance parcourue entre les instants $t_{1}=2\;s\ $ et $\ t_{2}=5\;s.$
 
3) Calculer la vitesse de la voiture après un parcours de $100\;m.$

Résolution

On est en face d'un mouvement rectiligne uniformément varié $(MRUV).$
 
Choisissons $t_{0}=0\ $ et $\ x_{0}=0$ comme conditions initiales.
 
1) Calcul de la vitesse $v_{x}$ au bout de $5\;mn.$
 
On a : $v_{x}=at+v_{0}\ $ avec $\ t=5\times 60=300\;s$
 
A.N : $v_{x}=0.8\times 300+10=250\;m.s^{-1}$
 
2) Calcul de la distance parcourue entre les instants $t_{1}=2\;s\ $ et $\ t_{2}=5\;s.$
 
D'après l'équation horaire de la voiture, on a : $$x=\dfrac{1}{2}at^{2}+v_{0}t+x_{0}$$
 
A.N : pour $t=t_{1}=2\;s\;,\ x_{1}=\dfrac{1}{2}0.8\times 2^{2}+10\times 2=21.6\;m$
 
pour $t=t_{2}=5\;s\;,\ x_{2}=\dfrac{1}{2}0.8\times 5^{2}+10\times 5=60\;m$
 
La distance parcourue est alors donnée par : $D=x_{2}-x_{1}$
 
A.N : $D=60-21.6=38.4\;m$
 
3) Calcul de la vitesse $v_{x}$ après un parcours de $100\;m.$
 
On sait que : $v_{x}^{2}-v_{0}^{2}=2a(x-x_{0})\ \Rightarrow\ v_{x}=\sqrt{v_{0}^{2}+2a(x-x_{0})}$
 
A.N : $v_{x}=\sqrt{10^{2}+2\times 0.8\times 100}=16.12\;m.s^{-1}$

III.3. Mouvement rectiligne uniforme $(MRU)$

C'est un cas particulier du mouvement rectiligne uniformément varié ; ici la vitesse est une constante et donc, l'accélération est nulle.

 

 
On a : $v_{x}=v_{0}=v\;;\ \forall\;t\ $ et $\ a=\dfrac{\mathrm{d}v_{x}}{\mathrm{d}t}=0$
 
Par conséquent, l'équation horaire du mobile sera donnée par : $$\boxed{x(t)=v(t-t_{0})+x_{0}}$$

Exercice d'application

Le mouvement d'un mobile est défini par les équations horaires suivantes : $$x(t)=t+3\;;\quad y(t)=2t+1$$
 
Déterminer l'équation de la trajectoire du mobile et la norme du vecteur vitesse. En déduire la nature du mouvement.

Résolution

D'après l'équation horaire $x(t)$ on a : $$x=t+3\ \Rightarrow\ t=x-3$$
 
En remplaçant l'expression de $t$ dans l'équation de $y(t)$ on aura : $$y=2(x-3)+1=2x-5$$
 
D'où, l'équation de la trajectoire du mobile donnée par : $$\boxed{y=2x-5}$$
 
C'est une équation de droite. Ce qui signifie que la trajectoire est une droite. Par suite, le mouvement est rectiligne.
 
Par ailleurs, $\vec{v}_{t}=\dfrac{\mathrm{d}x}{\mathrm{d}t}\vec{i}+\dfrac{\mathrm{d}y}{\mathrm{d}t}\vec{j}=\vec{i}+2\vec{j}$
 
Donc, $||\vec{v}_{t}||=\sqrt{1^{2}+2^{2}}=\sqrt{5}\;m.s^{-1}$ qui est une constante.
 
Ce qui montre que le mouvement est uniforme.
 
Et par conséquent, le mobile est animé d'un mouvement rectiligne et uniforme.

III.4. Mouvement rectiligne sinusoïdal

Il est caractérisé par un mouvement d'allers-retours sur une portion de droite.
 
Ce mouvement borné et non-uniforme, est défini par l'équation horaire : $$\boxed{x(t)=x_{m}\cos(\omega t+\varphi)\quad\text{ou}\quad x(t)=x_{m}\sin(\omega t+\varphi)}$$
 
$\centerdot\ \ x_{m}$ est l'amplitude maximale
 
$\centerdot\ \ \omega$ est la pulsation
 
$\centerdot\ \ \varphi$ est la phase à l'origine.

 

 
Le mobile est ainsi animé d'un mouvement périodique de période $T=\dfrac{2\pi}{\omega}$
 
L'expression de la vitesse est donnée par : $$v_{x}=\dfrac{\mathrm{d}x}{\mathrm{d}t}=-x_{m}\omega\sin(\omega t+\varphi)$$
 
L'accélération a pour expression : 
 
$\begin{array}{rcl} a_{x}&=&\dfrac{\mathrm{d}v_{x}}{\mathrm{d}t}\\\\&=&-x_{m}\omega^{2}\cos(\omega t+\varphi)\\ \\&=&-\omega^{2}x\end{array}$
 
Comme $a_{x}=\ddot{x}\ $ alors, $\ \ddot{x}=-\omega^{2}x$
 
D'où, l'équation du mouvement définie par : $$\boxed{\ddot{x}+\omega^{2}x=0}$$
 
Remarque 
 
L'accélération est toujours dirigée vers le centre constituant la position d'équilibre : $$\vec{a}=-\omega^{2}x\vec{i}$$

IV. Mouvements circulaires

IV.1. Définition

Un point matériel est animé d'un mouvement circulaire si sa trajectoire est un cercle ou un arc de cercle.

 

 
On utilise l'abscisse curviligne $s(t)$ pour le repérage de la position du mobile.

Expression de la vitesse angulaire

Soit $s=\overset{\displaystyle\frown}{AM}$ l'abscisse curviligne du mobile à l'instant $t$ et $\theta=(\widehat{\overrightarrow{OA}\;,\ \overrightarrow{OM}}).$ On a :
 
$\begin{array}{rcl} v&=&\dfrac{\mathrm{d}s}{\mathrm{d}t}\quad\text{or }\ s=R\theta\\ \\&=&\dfrac{\mathrm{d}R\theta}{\mathrm{d}t}\\ \\&=&R\dfrac{\mathrm{d}\theta}{\mathrm{d}t}\\ \\&=&R\dot{\theta}\end{array}$
 
Donc, $v=R\dot{\theta}$ et par suite, $$\boxed{\dot{\theta}=\dfrac{v}{R}}$$
 
$\dot{\theta}=\omega$ est la vitesse angulaire du mobile exprimée en $\text{rad}.s^{-1}$

Expression de l'accélération angulaire

Dans la base de Frenet, l'accélération est donnée par :
 
$$\vec{a}=a_{_{T}}\vec{T}+a_{_{N}}\vec{N}$$
 
avec $a_{_{N}}=\dfrac{v^{2}}{R}=R\dot{\theta}^{2}\ $ et $\ a_{_{T}}=\dfrac{\mathrm{d}v}{\mathrm{d}t}.$ Soit alors :
 
$\begin{array}{rcl} a_{_{T}}&=&\dfrac{\mathrm{d}v}{\mathrm{d}t}\\\\&=&\dfrac{\mathrm{d}R\dot{\theta}}{\mathrm{d}t}\\ \\&=&R\dfrac{\mathrm{d}\dot{\theta}}{\mathrm{d}t}\\ \\&=&R\ddot{\theta}\end{array}$ 
 
Donc, $a_{_{T}}=R\ddot{\theta}$ et par suite, $$\boxed{\ddot{\theta}=\dfrac{a_{_{T}}}{R}}$$
 
$\ddot{\theta}$ est l'accélération angulaire du mobile exprimée en $\text{rad}.s^{-2}$

IV.2. Mouvement circulaire uniformément varié

Le mouvement étant circulaire et uniformément varié alors, l'accélération $a_{_{T}}$ est constante.
 
Comme $\ddot{\theta}=\dfrac{a_{_{T}}}{R}$ alors, $\ddot{\theta}$ est une constante.
 
Or, $\ddot{\theta}=\dfrac{\mathrm{d}\dot{\theta}}{\mathrm{d}t}$ par suite, $\mathrm{d}\dot{\theta}=\ddot{\theta}\mathrm{d}t$
 
On obtient, par passage aux primitives : $$\int \mathrm{d}\dot{\theta}=\int \ddot{\theta}\mathrm{d}t=\ddot{\theta}\int \mathrm{d}t$$
 
Ce qui donne : $\dot{\theta}=\ddot{\theta}t+\text{cst}$
 
La constante $\text{(cst)}$ étant déterminée à partir des conditions initiales : soit à l'instant initial $t_{0}$, le mobile est à la position $M_{0}$ avec une vitesse angulaire $\dot{\theta}_{0}.$
 
Ainsi, $\text{cst}=\dot{\theta}_{0}-\ddot{\theta}_{0}t_{0}$
 
D'où : $$\boxed{\dot{\theta}=\ddot{\theta}(t-t_{0})+\dot{\theta}_{0}}$$
 
En particulier, si $t_{0}=0$ on obtient : $$\boxed{\dot{\theta}=\ddot{\theta}t+\dot{\theta}_{0}}$$
 
Par ailleurs, on sait que : $\dot{\theta}=\dfrac{\mathrm{d}\theta}{\mathrm{d}t}=\ddot{\theta}(t-t_{0})+\dot{\theta}_{0}$ donc, $\mathrm{d}\theta=(\ddot{\theta}(t-t_{0})+\dot{\theta}_{0})\mathrm{d}t$ 
 
Ce qui donne, par passage aux primitives : $$\int\mathrm{d}\theta=\int(\ddot{\theta}(t-t_{0})+\dot{\theta}_{0})\mathrm{d}t$$
D'où, $\theta=\dfrac{1}{2}\ddot{\theta}t^{2}+(\dot{\theta}_{0}-\ddot{\theta}t_{0})t+\text{cst}$
 
Or, d'après conditions initiales, $\theta=\theta_{0}\ $ à $\ t=t_{0}$
 
Ce qui entraîne : $\text{cst}=\dfrac{1}{2}\ddot{\theta}t_{0}^{2}-\dot{\theta}_{0}t_{0}+\theta_{0}$
 
Par conséquent, $$\boxed{\theta(t)=\dfrac{1}{2}\ddot{\theta}(t-t_{0})^{2}+\dot{\theta}_{0}(t-t_{0})+\theta_{0}}$$
 
Particulièrement, lorsque $t_{0}=0$, l'équation devient : $$\boxed{\theta(t)=\dfrac{1}{2}\ddot{\theta}t^{2}+\dot{\theta}_{0}t+\theta_{0}}$$

IV.3. Mouvement circulaire uniforme

Dans ce ce cas la vitesse est constante et donc, $a_{_{T}}=0\ $ et $\ a_{_{N}}=\dfrac{v^{2}}{R}=\text{cst}.$
 
La position du mobile est alors repérée par son abscisse curviligne $s(t).$
 
On a : $v=\dfrac{\mathrm{d}s}{\mathrm{d}t}\ \Rightarrow\ \mathrm{d}s=v\mathrm{d}t$
 
Par passage aux primitives, on obtient : 
$$\int\mathrm{d}s=\int v\mathrm{d}t$$
Ce qui donne : $$\boxed{s(t)=v(t-t_{0})+s_{0}}$$

Exercice d'application

Un mobile est animé d'un mouvement circulaire de rayon de courbure $R=0.5\;m$ et d'équation : $$s(t)=3t+1$$
 
Calculer les composantes et la valeur de l'accélération pour $t=2\;s.$

Résolution

La trajectoire étant curviligne alors, l'accélération $\vec{a}$ du mobile, à l'instant $t$, sera donnée par : $$\vec{a}=a_{_{T}}\vec{T}+a_{_{N}}\vec{N}$$
 
Soit $a_{_{T}}=\dfrac{\mathrm{d}v}{\mathrm{d}t}\ $ avec, $\ v=\dfrac{\mathrm{d}s}{\mathrm{d}t}$ 
 
Or, $\ s(t)=3t+1\ $ donc, $\ v=\dfrac{\mathrm{d}(3t+1)}{\mathrm{d}t}=3\;m.s^{-1}$
 
Ainsi, $a_{_{T}}=0$ puisque $v$ est constante.
 
Aussi, $a_{_{N}}=\dfrac{v^{2}}{R}$
 
A.N : $a_{_{N}}=\dfrac{3^{2}}{0.5}=18\;m.s^{-2}$
 
D'où, $||\vec{a}||=\sqrt{a_{_{T}}^{2}+a_{_{N}}^{2}}=18\;m.s^{-2}$ pour n'importe quelle date $t.$

V. Mouvement accéléré - mouvement décéléré

$\centerdot\ \ $ Un mouvement est accéléré si, et seulement si, $$\boxed{\vec{v}\cdot\vec{a}>0}$$
 
$\centerdot\ \ $ Un mouvement est décéléré si, et seulement si, $$\boxed{\vec{v}\cdot\vec{a}<0}$$
 
$\centerdot\ \ $ Un mouvement est uniforme si, et seulement si, $$\boxed{\vec{v}\cdot\vec{a}=0}$$

VI. Composition des vitesses

Soit $\mathcal{R}(O\;;\ \vec{i}\;,\ \vec{j}\;,\ \vec{k})$ un référentiel fixe (ou absolu) et $\mathcal{R}'(O'\;;\ \vec{i}'\;,\ \vec{j}'\;,\ \vec{k}')$ un référentiel mobile (ou relatif) et soit $M$ un point matériel mobile par rapport à $(\mathcal{R})$ et par rapport à $(\mathcal{R}')$ tel que : $$\overrightarrow{OM}=x\vec{i}+y\vec{j}+z\vec{k}\quad\text{et}\quad\overrightarrow{O'M}=x'\vec{i}'+y'\vec{j}'+z'\vec{k}'$$
 

 
Soit $\vec{v}_{a}$ la vitesse absolue du mobile dans le référentiel absolu $(\mathcal{R})$ et $\vec{v}_{r}$ sa vitesse relative dans le référentiel relatif $(\mathcal{R}').$
 
$\vec{v}_{a}=\vec{v}_{_{M/\mathcal{R}}}=\left(\dfrac{\mathrm{d}\overrightarrow{OM}}{\mathrm{d}t}\right)_{\mathcal{R}}$
 
$\vec{v}_{r}=\vec{v}_{_{M/\mathcal{R}'}}=\left(\dfrac{\mathrm{d}\overrightarrow{O'M}}{\mathrm{d}t}\right)_{\mathcal{R}'}$
 
Or, $\ \overrightarrow{OM}=\overrightarrow{OO'}+\overrightarrow{O'M}\ $ donc, $\ \dfrac{\mathrm{d}\overrightarrow{OM}}{\mathrm{d}t}=\dfrac{\mathrm{d}\overrightarrow{OO'}}{\mathrm{d}t}+\dfrac{\mathrm{d}\overrightarrow{O'M}}{\mathrm{d}t}$
 
D'après la loi de composition des vitesses on a : $$\boxed{\vec{v}_{a}=\vec{v}_{r}+\vec{v}_{e}}$$
 
où $\vec{v}_{e}$, encore appelée vitesse d'entrainement, est la vitesse du référentiel mobile $(\mathcal{R}')$ par rapport au référentiel fixe $(\mathcal{R}).$

 
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Le dipôle (R, C) - Ts

Classe: 
Terminale
 
Un dipôle $(R\;,\;C)$ est l'association en série d'un condensateur de capacité $C$ et d'un conducteur ohmique de résistance $R.$  

I. Le condensateur

I.1. Définition

Un condensateur est un ensemble constitué de deux conducteurs (armatures) séparés par un isolant appelé diélectrique qui peut être le vide.
 
Un condensateur est symboliquement représenté par :

 

 

I.2. Capacité d'un condensateur

La charge du condensateur ou quantité d'électricité emmagasinée $q$ et la tension $u$ aux bornes du condensateur sont reliées par la relation : $$\boxed{q=C.u}$$
$C$ est appelé capacité du condensateur. Elle s'exprime en Farads $(F).$

 

 
Remarque : on utilise assez souvent les sous-multiples comme :
 
$\mu F=10^{-6}\;F\;;\ nF=10^{-9}\;F$ ou encore $pF=10^{-12}\;F$

I.3. Association de condensateurs

I.3.1. Association en série

Soient deux condensateurs de capacité respective $C_{1}$ et $C_{2}$ montés en série alors, la capacité $C$ du condensateur équivalent est telle que : $$\boxed{\dfrac{1}{C}=\dfrac{1}{C_{1}}+\dfrac{1}{C_{2}}}$$

 

 
En effet, d'après la loi d'additivité des tentions on a : $$u_{_{AC}}=u_{_{AB}}+u_{_{BC}}$$
 
Or, $\ u_{_{AC}}=\dfrac{q}{C}\;,\ u_{_{AB}}=\dfrac{q_{_{A}}}{C_{1}}\ $ et $\ u_{_{BC}}=\dfrac{q_{_{B}}}{C_{2}}$
 
Donc, $$u_{_{AC}}=\dfrac{q}{C}=\dfrac{q_{_{A}}}{C_{1}}+\dfrac{q_{_{B}}}{C_{2}}$$
 
Les condensateurs étant traversés par le même courant d'intensité $i$ on obtient alors la même quantité d'électricité, $q=q_{_{A}}=q_{_{B}}$, pour chaque condensateur.
 
Par suite, 
 
$\begin{array}{rcl} \dfrac{q}{C}&=&\dfrac{q_{_{A}}}{C_{1}}+\dfrac{q_{_{B}}}{C_{2}}\\ \\&=&\dfrac{q}{C_{1}}+\dfrac{q}{C_{2}}\\ \\&=&\left(\dfrac{1}{C_{1}}+\dfrac{1}{C_{2}}\right)q\end{array}$
 
D'où, $\dfrac{1}{C}=\dfrac{1}{C_{1}}+\dfrac{1}{C_{2}}$

I.3.2. Association en parallèle

Soit maintenant les deux condensateurs de capacité respective $C_{1}$ et $C_{2}$ montés en parallèle alors, la capacité $C$ du condensateur équivalent vérifie : $$\boxed{C=C_{1}+C_{2}}$$

 

 
En effet, d'après la loi des nœuds on a : 
 
$\begin{array}{rcrcl} i=i_{_{1}}+i_{_{2}}&\Rightarrow&q&=&q_{_{1}}+q_{_{2}}\\&\Rightarrow&Cu&=&C_{1}u+C_{2}u\\&\Rightarrow&Cu&=&(C_{1}+C_{2})u\end{array}$
 
D'où, $C=C_{1}+C_{2}$

II. Charge d'un condensateur

Considérons le montage ci-dessous

 

 
Alors, lorsque l'on branche un condensateur aux bornes d'un générateur celui-ci se charge. Les charges ne pouvant traverser l'isolant s'accumulent ainsi sur les armatures.
 
En effet, durant cette phase, les électrons se déplaçant dans le sens contraire du courant quittent alors l'armature $A$ pour arriver à l'armature $B.$
 
Ainsi, $A$ sera chargée positivement et $B$ négativement.
 
A chaque instant les charges portées par les armatures sont telles que : $$\boxed{q_{_{A}}=-q_{_{B}}=q}$$
 
N.B : en convention récepteur $i$ et $u$ sont de sens opposés.
 
L'intensité $i$ et la charge $q$ du condensateur sont liées par la relation : $$\boxed{i(t)=\dfrac{\mathrm{d}q}{\mathrm{d}t}}$$

 

 
Ainsi, $i>0\;,\ q$ augmente et $\dfrac{\mathrm{d}q}{\mathrm{d}t}>0$
 
De plus, comme $q=C.u$ alors, en remplaçant $q$ par son expression puis en dérivant, on obtient : $$\boxed{i(t)=C.\dfrac{\mathrm{d}u}{\mathrm{d}t}}$$

Équation différentielle


 


 
L'interrupteur $k_{1}$ étant fermé, la charge du condensateur s'effectue alors à travers le résistor $R.$
 
La loi d'additivité des tensions permet d'écrire : $$u_{_{AB}}=u_{_{AD}}+u_{_{DB}}$$
 
avec $u_{_{AB}}=u_{_{G}}=E\;,\ u_{_{AD}}=u_{_{C}}\ $ et $\ u_{_{DB}}=u_{_{R}}$
 
Or, d'après la loi d'Ohm on a : $$u_{_{R}}=R.i\quad(1)$$
 
On obtient alors : $$u_{_{C}}+u_{_{R}}=E\quad(2)$$
 
En convention récepteur $i(t)=C.\dfrac{\mathrm{d}u_{_{C}}}{\mathrm{d}t}$ donc, en remplaçant successivement $i(t)$ dans l'équation (1) puis $u_{_{R}}$ dans l'équation (2), on obtient : $$\boxed{RC.\dfrac{\mathrm{d}u_{_{C}}}{\mathrm{d}t}+u_{_{C}}=E}$$
 
On reconnait alors l'équation différentielle d'ordre 1 à coefficients constants en $u_{_{C}}$, qui peut encore s'écrire : $$\boxed{\dfrac{\mathrm{d}u_{_{C}}}{\mathrm{d}t}+\dfrac{u_{_{C}}}{RC}=\dfrac{E}{RC}}$$
 
D'après le cours de mathématiques, cette équation, de la forme $ay'+by=c\;,\ (a=1)$, a pour solution $$y(t)=f_{2}(t)+f_{1}(t)$$ avec $f_{2}(t)$ solution générale de l'équation $ay'+by=0\ $ et $\ f_{1}(t)$ une solution particulière de l'équation $ay'+by=c.$
 
Alors : $f_{2}(t)=k\mathrm{e}^{-bt}\ $ et $\ f_{1}(t)=\dfrac{c}{b}\ $ avec $b=\dfrac{1}{RC}\ $ et $\ c=\dfrac{E}{RC}$
 
Ainsi, en posant $\tau=RC$ (constante de temps du circuit) on obtient : $$y(t)=u_{_{C}}(t)=E+k\mathrm{e}^{-\tfrac{t}{\tau}}\;,\quad k\text{ constante}$$
 
Or, à $t=0\;,\ u_{_{C}}=0$ donc, $E+k\mathrm{e}^{0}=0\ $ c'est-à-dire ; $k=-E$
 
D'où, $u_{_{C}}(t)=E\left(1-\mathrm{e}^{-\tfrac{t}{\tau}}\right)$ avec $E=u_{_{C\text{ max}}}$
 
Par conséquent, $$\boxed{u_{_{C}}(t)=u_{_{C\text{ max}}}\left(1-\mathrm{e}^{-\tfrac{t}{\tau}}\right)}$$

Étude graphique

Considérons la courbe représentative de la fonction $u_{_{C}}(t)$ ci-dessous.

 

 
Soit $\tau=RC$ la constante de temps du circuit. C'est un indicateur qui nous informe, en ordre de grandeur, sur la durée de charge du condensateur.
 
Détermination graphique de $\tau$ 
 
Pour $t=\tau$, on a $u_{_{C}}(t)=E\left(1-\mathrm{e}^{-1}\right)=0.63E=0.63u_{_{C\text{ max}}}$
 
Aussi, la tangente à $t=0$ coupe la droite d'équation $y=E=u_{_{C\text{ max}}}$ en $t=\tau.$
 
Remarque :
 
Le condensateur est considéré comme chargé au bout d'une durée $t=5\tau.$
 
Par ailleurs, on peut aussi déterminer $\tau$ directement par le calcul en effectuant le produit $RC$ ou en utilisant la relation $u_{_{C}}(t)=E\left(1-\mathrm{e}^{-\tfrac{t}{\tau}}\right).$

Expression de $i$

On sait que $i(t)=C.\dfrac{\mathrm{d}u_{_{C}}}{\mathrm{d}t}$ avec $u_{_{C}}(t)=E\left(1-\mathrm{e}^{-\tfrac{t}{\tau}}\right)$ donc, après dérivation de $u_{_{C}}(t)$ par rapport à $t$, on obtient : $$\boxed{i(t)=\dfrac{E}{R}\mathrm{e}^{-\tfrac{t}{\tau}}=\dfrac{u_{_{C\text{ max}}}}{R}\mathrm{e}^{-\tfrac{t}{\tau}}}$$
 
On remarque que $i$ décroit exponentiellement vers 0.
 
En effet, $t=0\;,\ i=\dfrac{E}{R}\ $ et lorsque $t$ tend vers l'infini, $i(t)$ tend vers 0.
 
Ainsi, lors de la charge d'un condensateur le courant décroit et s'annule à la fin de la charge.
 
Remarque :
 
La charge d'un condensateur n'est pas instantanée, c'est un phénomène transitoire.
 
En effet, le régime transitoire correspond au temps de charge $t=5\tau$ du condensateur, et une fois celui-ci chargé on passe en régime permanent. Ce qui fait que l'intensité du courant dans le circuit est quasiment nulle.

III. Décharge d'un condensateur dans un conducteur ohmique

Considérons le montage ci-dessous

 

 
Lors de la décharge les électrons se déplacent dans le sens inverse du sens de leur déplacement pendant la charge. Ils quittent alors l'armature $B$ pour arriver à l'armature $A.$ Et le courant circule dans le sens contraire au sens de déplacement des électrons.

 

 
Ainsi, $i<0\;,\ q$ diminue et $\dfrac{\mathrm{d}q}{\mathrm{d}t}<0$

Équation différentielle


 


 
L'interrupteur $k_{2}$ étant fermé, la décharge du condensateur s'effectue alors à travers le résistor $R.$
 
La loi des mailles permet d'écrire : $$u_{_{C}}+u_{_{R}}=0\quad(1)$$
 
Or, d'après la loi d'Ohm : $$u_{_{R}}=R.i\quad(2)$$
 
Comme $i(t)=C.\dfrac{\mathrm{d}u_{_{C}}}{\mathrm{d}t}$ alors, en remplaçant successivement $i(t)$ dans l'équation (2) puis $u_{_{R}}$ dans l'équation (1), on obtient : $$\boxed{RC.\dfrac{\mathrm{d}u_{_{C}}}{\mathrm{d}t}+u_{_{C}}=0}$$
 
Cette équation différentielle d'ordre 1 à coefficients constants en $u_{_{C}}$ peut encore s'écrire : $$\boxed{\dfrac{\mathrm{d}u_{_{C}}}{\mathrm{d}t}+\dfrac{u_{_{C}}}{RC}=0}$$
 
D'après le cours de mathématiques, la solution est donnée par : $$\boxed{u_{_{C}}(t)=u_{_{C\text{ max}}}\mathrm{e}^{-\tfrac{t}{\tau}}}$$
 
En supposant qu'à l'instant $t=0\;,\ u_{_{C_{0}}}=u_{_{C\text{ max}}}=E$

Expression de $i$

Comme $i(t)=C.\dfrac{\mathrm{d}u_{_{C}}}{\mathrm{d}t}$ avec $u_{_{C}}(t)=E\mathrm{e}^{-\tfrac{t}{\tau}}$ alors, $$\boxed{i(t)=-\dfrac{E}{R}\mathrm{e}^{-\tfrac{t}{\tau}}=-\dfrac{u_{_{C\text{ max}}}}{R}\mathrm{e}^{-\tfrac{t}{\tau}}}$$
 
On constate que $i$ croit exponentiellement vers 0.
 
A $t=0\;,\ i=-\dfrac{E}{R}=-\dfrac{u_{_{C\text{ max}}}}{R}$ et lorsque $t$ tend vers l'infini $i(t)$ tend vers 0.
 
Remarque :
 
Le courant de la décharge d'un condensateur est négatif. Cela est du au fait qu'il circule dans le sens contraire du sens de la charge.

Étude graphique

Dans cette phase de décharge on peut aussi déterminer graphiquement $\tau.$
 
Considérons la courbe représentative de la fonction $u_{_{C}}(t)$ ci-dessous.

 

 
Pour $t=\tau$, on a $u_{_{C}}(t)=E\mathrm{e}^{-1}=0.37E=0.37u_{_{C\text{ max}}}$
 
Par ailleurs, la tangente à $t=0$ coupe l'axe des abscisses en $t=\tau.$

IV. Énergie d'un condensateur

Lors de la charge, un condensateur emmagasine de l'énergie qu'il va, par la suite, restituer lors de la décharge.
 
Cette énergie est donnée par la relation : $$\boxed{E_{_{\text{élec}}}=\dfrac{1}{2}Cu_{_{C}}^{2}=\dfrac{1}{2}qu_{_{C}}=\dfrac{q^{2}}{2C}}$$

 
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Réaction nucléaire - Ts

Classe: 
Terminale
 

I. Le noyau atomique

I.1. Définitions

Le noyau atomique est la partie centrale de l'atome constituée de nucléons (protons + neutrons).
 
Un noyau d'un élément $X$ est représenté symboliquement par : $$_{Z}^{A}X$$
 
$-\ \ X$ représente le symbole chimique de l'élément 
 
$-\ \ A$ est appelé nombre de masse ou nombre de nucléons (protons + neutrons)
 
$-\ \ Z$ est le nombre de charge ou numéro atomique ou encore nombre de protons
 
Un élément chimique est l'ensemble des atomes de même nombre de charge $Z.$
 
Des noyaux comportant le même nombre de protons mais un nombre différent de neutrons, sont appelés isotopes.
 
Remarque 
 
$N=A-Z$ représente le nombre de neutrons

I.2. Équivalence masse - énergie : relation d'Einstein

Tout système de masse $m$ possède une énergie $E$ appelée énergie de masse telle que : $$\boxed{E=m.c^{2}}$$
 
où $E$ en $(J)\;,\ m$ en $kg\ $ et $\ c=3\;10^{8}\;m.s^{-1}$ (vitesse de la lumière dans le vide).
 
Remarque 
 
A l'échelle atomique on utilise l'électronvolt $(eV)$, une unité mieux adaptée que le Joule. On a : $$1\;eV=1.6\;10^{-19}\;J\;,\quad 1\;MeV=1.6\;10^{-13}\;J$$

I.3. Énergie de liaison ou de cohésion d'un noyau

I.3.1. Défaut de masse

La masse d'un noyau est toujours inférieure à la somme des masses des nucléons qui le composent, pris au repos.
 
Pour le nucléide $_{Z}^{A}X$, le défaut de masse $\Delta m$ est donné par : $$\boxed{\Delta m=Zm_{\text{proton}}+(A-Z)m_{\text{neutron}}-m\left(_{Z}^{A}X\right)}$$

I.3.2. Unité de masse atomique (u)

Comme pour l'énergie, on peut utiliser une autre unité que le kilogramme ; c'est l'unité de masse atomique (u). Elle correspond au $12^{e}$ de la masse d'un atome de carbone 12 : $$1\;\text{u}=1.66\;10^{-27}\;kg$$
 
En effet, 
 
$\begin{array}{rcl} 1\;\text{u}&=&\dfrac{1}{12}m_{a}(C)\quad\text{avec }m_{a}(C)=\dfrac{M_{C}}{\mathcal{N}_{A}}\\ \\&=&\dfrac{1}{12}\times\dfrac{M_{C}}{\mathcal{N}_{A}}\quad\text{avec }\mathcal{N}_{A}\;\text{ le nombre d'Avogadro}\end{array}$
 
A.N : $1\;\text{u}=\dfrac{1}{12}\times\dfrac{12\;10^{-3}}{6.02\;10^{23}}=1.66\;10^{-27}$
 
D'où : $1\;\text{u}=1.66\;10^{-27}\;kg$

I.3.3. Définition

L'énergie de liaison $E_{\ell}$ d'un noyau est l'énergie qu'il faut fournir à ce noyau au repos, pour obtenir tous ses nucléons dissociés et au repos.
 
$$\boxed{E_{\ell}=\Delta m.c^{2}}$$
 
Remarque 
 
Pour une unité de masse atomique $(1\;\text{u})$, l'énergie de liaison est donnée par : $$E_{\ell}=1\;\text{u}\times c^{2}=931.5\;MeV$$

I.3.4.  Énergie de liaison par nucléon

L'énergie de liaison augmente avec le nombre de nucléon. Donc, pour pouvoir comparer la stabilité des noyaux, on définit l'énergie de liaison par nucléon $E_{A}$ par : $$\boxed{E_{A}=\dfrac{E_{\ell}}{A}\ \text{ en }\;MeV/\text{nucléon}}$$
 
Remarque
 
Un noyau est stable si $E_{A}>8\;MeV/\text{nucléon}.$

II. La radioactivité 

II.1. Définition

Un noyau instable est dit radioactif et se désintégrera.
 
La radioactivité naturelle est ce phénomène de transformations (désintégration), aléatoires et spontanées des nucléides instables.
 
Les nucléides instables sont aussi appelés radio-éléments ou radio-nucléides.
 
Soit l'équation de désintégration suivante :
 
$$_{Z}^{A}X\ \longrightarrow\ _{Z_{1}}^{A_{1}}Y+_{Z_{2}}^{A_{2}}T$$
 
où $T\ $ et $\ Y$ sont les noyaux fils.
 
$-\ \ $ pour déterminer $A_{1}\ $ et $\ A_{2}$, on utilise la loi de conservation du nombre de nucléons. $$A=A_{1}+A_{2}$$
 
$-\ \ $ pour déterminer $Z_{1}\ $ et $\ Z_{2}$, on utilise la loi de conservation de la charge. $$Z=Z_{1}+Z_{2}$$

II.2. Les différents types de radioactivité

II.2.1 Radioactivité $\alpha$

Un noyau est dit radioactif $\alpha$ lorsqu'il se désintègre en émettant une particule positive $\alpha$, qui est un noyau d'hélium $_{2}^{4}He.$
 
La radioactivité $\alpha$ caractérise des noyaux lourds $(A>200).$
 
Équation bilan de la désintégration : $$\boxed{_{Z}^{A}X\ \longrightarrow\ _{(Z-2)}^{(A-4)}Y+_{2}^{4}He}$$
 
Exemple : $_{\ 90}^{227}Th\ \longrightarrow\ _{\ 88}^{223}Ra+_{2}^{4}He$

II.2.2. Radioactivité $\beta^{-}$

Un noyau est dit radioactif $\beta^{-}$ lorsqu'il se désintègre en émettant un électron $_{-1}^{\;\ 0}e.$
 
La radioactivité $\beta^{-}$ caractérise des noyaux riches en neutrons et lors de la désintégration un neutron du noyau se transforme en un proton et un électron selon l'équation bilan suivante : $_{0}^{1}n\ \longrightarrow\ _{1}^{1}p+_{-1}^{\;\ 0}e$
 
Équation bilan de la désintégration : $$\boxed{_{Z}^{A}X\ \longrightarrow\ _{(Z+1)}^{\quad A}Y+_{-1}^{\;\ 0}e}$$
 
Exemple : $_{\ 55}^{137}Cs\ \longrightarrow\ _{\ 56}^{137}Ba+_{-1}^{\;\ 0}e$

II.2.3. Radioactivité $\beta^{+}$

Un noyau est radioactif $\beta^{+}$ lorsqu'il se désintègre en émettant un positon $_{+1}^{\;\ 0}e.$
 
La radioactivité $\beta^{+}$ caractérise des noyaux riches en protons et lors de la désintégration un proton du noyau se transforme en un positon et un neutron selon l'équation bilan suivante : $_{1}^{1}p\ \longrightarrow\ _{0}^{1}n+_{+1}^{\;\ 0}e$
 
Équation bilan de la désintégration : $$\boxed{_{Z}^{A}X\ \longrightarrow\ _{(Z-1)}^{\quad A}Y+_{+1}^{\;\ 0}e}$$
 
Exemple : $_{15}^{30}P\ \longrightarrow\ _{14}^{30}Si+_{+1}^{\;\ 0}e$

II.2.4. Le rayonnement $\gamma$

Lors de chaque désintégration $\alpha\;,\ \beta^{-}\;,\ \beta^{+}$, le noyau fils émis est, le plus souvent, à l'état excité. Il a donc tendance à retourner à son état fondamental, par désexcitation, en libérant le surplus d'énergie sous forme de rayonnements $\gamma$ selon l'équation : $_{Z}^{A}Y^{*}\ \longrightarrow\ _{Z}^{A}Y+\gamma$
 
où, $Y^{*}$ est le noyau fils instable ou excité et la particule $\gamma$ est un photon.
 
Exemple : $_{\ 55}^{135}Cs^{*}\ \longrightarrow\ _{\ 55}^{135}Cs+\gamma$
 
Remarque 
 
Le rayonnement $\gamma$ est très pénétrant et peut donc traverser plusieurs mètres de béton.

III. Loi de décroissance radioactive

III.1. Loi de décroissance

Si $N_{0}$ est le nombre initial de noyaux (à l'instant $t=0$) et $N$ le nombre de noyaux restant à l'instant $t$, après désintégration alors, sur un intervalle de temps très court $\mathrm{d}t$ la variation du nombre de noyaux est donnée par : $$\dfrac{\mathrm{d}N}{\mathrm{d}t}=-\lambda N$$
 
où $\lambda$ est la constante radioactive exprimée en $s^{-1}.$
 
Cette équation différentielle, de la forme $N'+\lambda N=0$ a pour solution $N(t)=k\mathrm{e}^{-\lambda t}.$
 
Or, à $t=0\;,\ N=N_{0}$ donc, $k=N_{0}.$
 
D'où, la relation suivante, caractéristique de la loi de décroissance radioactive : $$\boxed{N(t)=N_{0}\mathrm{e}^{-\lambda t}}$$
 
Remarque 
 
$-\ \ $ On définit la constante de temps $\tau$ comme étant égale à $\dfrac{1}{\lambda}.$ 
 
$-\ \ $ Si $m$ est la masse des $N$ noyaux non désintégrés et $m_{0}$ la masse des $N_{0}$ noyaux initiaux alors, $m=m_{0}\mathrm{e}^{-\lambda t}.$

III.2. Période radioactive - Demi-vie

La période radioactive $T$ ou demi-vie $t_{1/2}$ correspond au temps nécessaire pour que la moitié des noyaux initiaux se soit désintégrée et on a : $$\boxed{T=\dfrac{\ln 2}{\lambda}=\tau\ln 2}$$
 
En effet, à $t=T$ on a $N=\dfrac{N_{0}}{2}$
 
Or, $N(t)=N_{0}\mathrm{e}^{-\lambda t}$ donc, 
 
$\begin{array}{rcrcl} \dfrac{N_{0}}{2}=N_{0}\mathrm{e}^{-\lambda T}&\Rightarrow&\dfrac{1}{2}&=&\mathrm{e}^{-\lambda T}\\ \\&\Rightarrow&-\ln 2&=&-\lambda T\\ \\&\Rightarrow&T&=&\dfrac{\ln 2}{\lambda}\end{array}$
 
D'où, $T=\dfrac{\ln 2}{\lambda}$
 
Remarque : à $t=nT\;,\ N=\dfrac{N_{0}}{2^{n}}$
 
$\centerdot\ \ $ Détermination graphique des constantes $T\;,\ \tau\ $ et $\ \lambda$
 
Considérons la représentation graphique ci-dessous de $N(t)=N_{0}\mathrm{e}^{-\lambda t}$

 

 
 
La période $T$ ou demi-vie est obtenue en projetant la valeur $\dfrac{N_{0}}{2}$ sur la courbe. C'est donc l'abscisse du point $A$ d'ordonnée $\dfrac{N_{0}}{2}.$
 
Pour déterminer $\tau$ on trace la tangente à la courbe à $t=0$ qui coupe l'axe des abscisses pour $t=\tau.$
 
Pour la détermination graphique de $\lambda$, on peut considérer la courbe représentative ci-dessous de la fonction $\ln N(t)=-\lambda t+\ln N_{0}.$ 

 

 
 
On constate que c'est une droite affine de coefficient directeur $-\lambda.$
 
Donc, en choisissant deux points $A$ et $B$ de cette droite, on aura : $$-\lambda=\dfrac{y_{B}-y_{A}}{t_{B}-t_{A}}$$
 
Remarque 
 
On peut aussi, pour la détermination graphique de $\lambda$, considérer la fonction $-\ln\left(\dfrac{N}{N_{0}}\right)=\lambda t.$ Donc, $\lambda$ est coefficient directeur de la droite linéaire représentant cette fonction.

III.3. Activité radioactive $\mathcal{A}$

L'activité $\mathcal{A}$ d'une source radioactive est définie comme étant égale au nombre de désintégrations par seconde : c'est la vitesse de désintégration. On a : $$\mathcal{A}=-\dfrac{\mathrm{d}N}{\mathrm{d}t}$$
 
Comme $N(t)=N_{0}\mathrm{e}^{-\lambda t}$ alors, $-\mathrm{d}N=\lambda N\mathrm{d}t$
 
Donc, $\mathcal{A}=\lambda N=\lambda N_{0}\mathrm{e}^{-\lambda t}$
 
D'où, la loi de décroissance de l'activité $\mathcal{A}$ est donnée par : $$\boxed{\mathcal{A}=\mathcal{A}_{0}\mathrm{e}^{-\lambda t}}$$
 
où $\mathcal{A}_{0}=\lambda N_{0}$ est le nombre de désintégration par seconde à l'instant initial.
 
L'unité de $\mathcal{A}$ est le Becquerel $(Bq).$
 
1 Bq correspond à une désintégration/seconde

Exercice d'application

Le césium $_{\ 55}^{137}Cs$ se désintègre en donnant du baryum $Ba$ et en émettant une particule $\beta^{-}.$ La période radioactive $T$ est de $30$ ans.

Un échantillon a été préparé en mars $1952$, son activité était alors de $3\;10^{4}\;Bq.$
 
1) Écrire l'équation de la désintégration
 
2) Donner l'activité de la source en mars $1997.$

Résolution

1) On sait que l'équation générale de la radioactivité $\beta^{-}$ est donnée par : $$_{Z}^{A}X\ \longrightarrow\ _{(Z+1)}^{\quad A}Y+_{-1}^{\;\ 0}e$$
 
D'où, pour le césium $_{\ 55}^{137}Cs$ on obtient : 
 
$$_{\ 55}^{137}Cs\ \longrightarrow\ _{\ 56}^{137}Ba+_{-1}^{\;\ 0}e$$
 
2) A l'instant $t=t=_{1}$ on a : $\mathcal{A}=\mathcal{A}_{0}\mathrm{e}^{-\lambda t_{1}}$
 
Or, $t_{1}=45\text{ ans}$ (de mars $1952$ à mars $1997$), $\lambda=\dfrac{\ln 2}{T}$ et $\mathcal{A}_{0}$ correspondant à l'activité de la source en mars $1952.$
 
Donc, $\mathcal{A}=\mathcal{A}_{0}\mathrm{e}^{-\tfrac{t_{1}\ln 2}{T}}$
 
A.N : $\mathcal{A}=3\;10^{4}\mathrm{e}^{-\tfrac{45\ln 2}{30}}=10.6\;10^{3}$
 
D'où : $\boxed{\mathcal{A}=10.6\;10^{3}\;Bq}$

IV. Réactions nucléaires provoquées

Parmi les noyaux instables ou radioactifs on distingue : des noyaux légers $(A<20)$ qui vont pouvoir fusionner et des noyaux lourds $(A>190)$ qui ont tendance à subir des réaction de fission, en libérant beaucoup d'énergie. 

IV.1. Réaction de fission

C'est une réaction nucléaire provoquée par l'impact d'un neutron sur un noyau lourd qui, après le choc, se scinde en deux noyaux légers.
 
Le choix du noyau lourd subissant la fission dépend de son énergie de liaison et de son abondance.
 
Par ailleurs, la réaction libère d'autres neutrons qui peuvent entrer en collision avec d'autres noyaux lourds. Ce qui pourra donc provoquer de nouvelles réactions de fission.
 
Ainsi, la fission est une réaction en chaine.
 
Exemple : $_{\ 92}^{235}U+_{0}^{1}n\ \longrightarrow\ _{38}^{94}Sr+_{\ 54}^{140}Xe+2_{0}^{1}n$

IV.2. Réaction de fusion

C'est une réaction nucléaire au cours de laquelle deux noyaux légers vont se lier pour donner un noyau plus lourd, sous une température très élevée $(>10^{8}\;K).$
 
Exemple : $_{2}^{3}He+_{2}^{3}He\ \longrightarrow\ _{2}^{4}He+2_{1}^{1}p$
 
Remarques
 
Pour ces deux réactions :
 
$-\ \ $ L'énergie de liaison par nucléon des noyaux subissant la réaction est inférieure à celles des noyaux obtenus.
 
$-\ \ $ Les lois de conservation de la charge et du nombre de nucléons sont encore vérifiées.

V. Énergie libérée

L'énergie libérée, $E_{\text{libérée}}$, lors d'une réaction nucléaire, est donnée par : $$\boxed{E_{\text{libérée}}=|m_{\text{produits}}-m_{\text{réactifs}}|\times c^{2}}$$
 
Cette énergie est transformée, d'une part en rayonnement, d'autre part en énergie cinétique utilisée par les noyaux fils et les particules émises.

Exercice d'application

La fission d'un noyau d'uranium $235$ est représentée par l'équation suivante : $$_{\ 92}^{235}U+_{0}^{1}n\ \longrightarrow\ _{40}^{93}Zr+_{\ 52}^{140}Te+2_{0}^{1}n$$
 
1) Calculer l'énergie de liaison de l'uranium.
 
2) Calculer l'énergie libérée au cours de la fission d'un atome d'uranium $235.$
 
Les énergies de liaison par nucléon sont données en $MeV/\text{nucléon}$ par : $$^{235}U\;:\;7.5\;;\quad ^{93}Zr\;:\;8.6\;;\quad ^{140}Te\;:\;8.3$$
 
3) Déterminer l'énergie libérée par 1 mole d'uranium $235.$
 
Données : 
 
$\mathcal{N}=6.02\;10^{23}\;\text{mol}^{-1}$
 
$m_{\text{proton}}=m_{\text{neutron}}=1.67\;10^{-27}\;kg\;,\ m_{\left(_{\ 92}^{235}U\right)}=235.044\;\text{u}$

Résolution

1) L'énergie de liaison est donnée par : $$E_{\ell}=\Delta m\times c^{2}=Zm_{\text{proton}}+(A-Z)m_{\text{neutron}}-m\left(_{\ 92}^{235}U\right)\times c^{2}$$
 
A.N : $E_{\ell}=[92\times 1.67\;10^{-27}+(235-92)\times 1.67\;10^{-27}-235\times 1.66\;10^{-27}]\times(3\;10^{8})^{2}=2.79\;10^{-10}\;J$
 
Après conversion en $MeV$, on obtient : $\boxed{E_{\ell}=1743.75\;MeV}$
 
2) L'énergie libérée est donnée par : $$E_{\text{libérée}}=|E_{\text{produits}}-E_{\text{réactifs}}|=E_{Zr}+E_{Te}-E_{U}$$
 
A.N : $E_{\text{libérée}}=93\times 8.6+140\times 8.3-235\times 7.5=199.3$
 
Donc, $\boxed{E_{\text{libérée}}=199.3\;MeV}$
 
3) On sait qu'une mole d'uranium $235$ contient $\mathcal{N}$ noyaux.
 
Soit $E_{\text{mol}}$ l'énergie libérée par $1$ mole d'uranium $235$ alors on a : $$E_{\text{mol}}=E_{\text{libérée}}\times\mathcal{N}$$
 
A.N : $E_{\text{mol}}=199.3\times 6.02\;10^{23}=11.99\;10^{25}$
 
$\boxed{E_{\text{mol}}=11.99\;10^{25}\;MeV}$
 
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Niveaux d'énergie d'un atome - Ts

Classe: 
Terminale
 
Un atome émet ou absorbe des radiations sous forme d'ondes électromagnétiques qui peuvent appartenir au domaine de l'ultraviolet, du visible, de l'infrarouge. L'ensemble de ces radiations constitue un spectre dont l'étude permet d'identifier l'atome considéré.

I. Spectre atomique

Le spectre atomique peut être obtenu à l'aide d'un spectroscope à prisme ou à réseau. On peut observer des spectres d'émission et des spectres d'absorption.

I.1. Spectres d'émission

Pour déterminer le spectre d'émission d'un atome, on l'excite en lui fournissant de l'énergie. L'atome peut alors émettre de la lumière dont l'analyse permet d'observer des raies fines claires, sur un fond noir, correspondant à certaines longueurs d'onde, caractéristiques de l'atome considéré.
 
Ces raies fines claires correspondent aux radiations émises.

 

 
Le spectre d'émission est constitué par des rayonnements fins clairs sur un fond noir.

I.1. Spectres d'absorption

Pour déterminer le spectre d'absorption d'un atome, on fait analyser de la lumière blanche qui a traversé de la substance constituée par cet atome. On constate alors des raies noires, sur un fond clair, correspondant aux longueurs d'onde qu'émettrait cette substance si elle était excitée.
 
En examinant les radiations manquantes, à la sortie de la substance, on constate qu'elles correspondent à celles absorbées par les atomes de cette substance.
 
Donc, ces raies noires correspondent  aux radiations absorbées.

 

 
Le spectre d'absorption est caractérisé par des rayonnements sombres, sur un fond clair.

II. Niveaux d'énergie

L'énergie électromagnétique étant émise ou absorbée par un atome, l'énergie d'un atome est quantifiée : un atome possède des niveaux d'énergie $E_{n}.$
 
Quand un atome est dans son niveau d'énergie le plus bas $(n=1)$, il est dans son état fondamental.
 
Lorsqu'il est dans un niveau supérieur $(n=2\;,\ 3\;,\ ...)$, il est dans un état excité.
 
Les niveaux d'énergie sont représentés dans un diagramme énergétique.

 

 

II.1. Excitation d'un atome 

Un atome peut passer de son état fondamental à un état excité par apport d'énergie.
 
L'énergie passe alors du niveau d'énergie $E_{n}$ au niveau d'énergie $E_{p}$ par absorption d'un photon d'énergie $$h\nu_{_{n,p}}=E_{p}-E_{n}=\dfrac{hc}{\lambda_{_{n,p}}}\quad\text{si }\ E_{p}>E_{n}$$

 

 

II.2. Désexcitation d'un atome

Tout atome a tendance, après excitation, à revenir spontanément à un état de niveau d'énergie inférieur plus stable en émettant un photon.
 
L'énergie passe alors du niveau d'énergie $E_{n}$ au niveau d'énergie $E_{p}$ par émission d'un photon d'énergie $$h\nu_{_{n,p}}=E_{n}-E_{p}=\dfrac{hc}{\lambda_{_{n,p}}}\quad\text{si }\ E_{n}>E_{p}$$

 

 

II.3. Ionisation d'un atome

Un atome est dans un état ionisé lorsque l'énergie apportée est assez grande pour lui arracher l'électron (l'électron sera infiniment éloigné du proton).
 
Ainsi, lorsque $n$ tend vers l'infini, le niveau d'énergie $E_{n}$ tend vers $E_{\infty}=0.$

 

 
Remarque 
 
Des atomes ionisés au point qu'il ne leur reste qu'un seul électron deviennent des ions hydrogénoïdes.

III. L'atome d'hydrogène

Les niveaux d'énergie de l'atome d'hydrogène sont donnés par la relation : $$E_{n}=-\dfrac{E_{0}}{n^{2}}$$
 
où $E_{0}=13.6\;eV\;;\ 1\;eV=1.6\;10^{-19}\;J\ $ et $\ n$ est un nombre entier non nul appelé nombre quantique principal.
 
$\cdot\ \ n=1$ correspond à l'état fondamental $E_{1}=-13.6\;eV$
 
$\cdot\ \ n>1$ correspond aux états excités.
 
$\cdot\ \ $ lorsque $n\rightarrow +\infty\;;\ E_{n}\rightarrow 0$ l'atome est à l'état ionisé
 
Exemple 
 
Les quatre premiers niveaux d'énergie ont pour valeur : 
 
$E_{1}=-13.6\;eV\;;\ E_{2}=-3.40\;eV\;;\ E_{3}=-1.51\;eV\;;\ E_{4}=-0.85\;eV$

 

 
Remarque 
 
L'énergie d'un hydrogénoïde de numéro atomique $z$, au niveau $n$, est donnée par : $E_{n}=z^{2}E_{H}\ $ où $\ E_{H}$ est l'énergie de l'atome d'hydrogène de même niveau $n.$

III.1. Les raies d'émission

La transition $n\rightarrow p\;(n>p)$ correspond à l'émission d'un photon d'énergie $$h\nu_{_{n,p}}=E_{n}-E_{p}=\dfrac{hc}{\lambda_{_{n,p}}}$$
 
avec : $E_{n}=-\dfrac{E_{0}}{n^{2}}\ $ et $\ E_{p}=-\dfrac{E_{0}}{p^{2}}$, soit : $$\dfrac{hc}{\lambda_{_{n,p}}}=-\dfrac{E_{0}}{n^{2}}+\dfrac{E_{0}}{p^{2}}=-E_{0}\left(\dfrac{1}{p^{2}}-\dfrac{1}{n^{2}}\right)$$
 
Ce qui entraîne : 
 
$\dfrac{1}{\lambda_{_{n,p}}}=\dfrac{E_{0}}{hc}\left(\dfrac{1}{p^{2}}-\dfrac{1}{n^{2}}\right)\;,\quad \nu_{_{n,p}}=\dfrac{E_{0}}{h}\left(\dfrac{1}{p^{2}}-\dfrac{1}{n^{2}}\right)\;,\quad \lambda_{_{n,p}}=\dfrac{c}{\nu_{_{n,p}}}$
 
$h=6.62\;10^{-34}\;J.s$ est la constante de Planck
 
$c=3\;10^{8}\;m.s^{-1}$ est la vitesse de la lumière dans le vide
 
$\dfrac{E_{0}}{hc}=R_{H}$ est la constante de Rydberg.
 
A.N : $R_{H}=\dfrac{13.6\times 1.6\;10^{-19}}{6.62\;10^{-34}\times 3\;10^{8}}=1.10\;10^{7}$
 
Ainsi, $R_{H}=1.10\;10^{7}\;m^{-1}$

Définition 

Une série de raies correspond aux transitions aboutissant au même niveau d'énergie.
 
C'est-à-dire ; à un niveau final $p$, correspond une infinité de valeurs de $n$, correspondant à une série de raies : 
 
$\centerdot\ \ p=1\ $ et $\ n=2\;,\ 3\;,\ ...$ raies de la série de Lyman (ultraviolet)
 
$\centerdot\ \ p=2\ $ et $\ n=3\;,\ 4\;,\ ...$ raies de la série de Balmer (contient quatre raies dans le domaine du visible)
 
$\centerdot\ \ p=3\ $ et $\ n=4\;,\ 5\;,\ ...$ raies de la série de Paschen (infrarouge)

 

 

III.2. Énergie d'ionisation

L'énergie d'ionisation $E_{\text{ion}}$ de l'atome d'hydrogène est l'énergie qu'il faut fournir pour arracher l'électron sans lui communiquer d'énergie cinétique. On a :
 
$E_{\text{ion}}=E_{\infty}-E_{1}=0-(-E_{0})=E_{0}$  
 
L'énergie d'ionisation de d'hydrogène est donc de $13.6\;eV$

III.3. Longueurs d'onde limites d'une série

$\centerdot\ \ $ Longueur d'onde la plus courte $\lambda_{_{\ell}}$
 
Elle correspond à la transition de l'atome du niveau ionisé au niveau le plus bas : $E_{\infty}-E_{bas}$
 
$-\ \ $ Série de Lyman
 
$\dfrac{hc}{\lambda_{_{\ell}}}=E_{\infty}-E_{1}=13.6\;eV$
 
$\Rightarrow\ \lambda_{_{\ell}}=\dfrac{hc}{13.6\;eV}$
 
A.N : $\lambda_{_{\ell}}=\dfrac{6.62\;10^{-34}\times 3\;10^{8}}{13.6\times 1.6\;10^{-19}}=9.1\;10^{-8}$
 
D'où, $\lambda_{_{\ell}}=91\;\;nm$
 
$-\ \ $ Série de Balmer
 
$\dfrac{hc}{\lambda_{_{\ell}}}=E_{\infty}-E_{2}=\dfrac{13.6\;eV}{2^{2}}=\dfrac{13.6\;eV}{4}$
 
$\Rightarrow\ \lambda_{_{\ell}}=\dfrac{4hc}{13.6\;eV}$
 
A.N : $\lambda_{_{\ell}}=\dfrac{4\times 6.62\;10^{-34}\times 3\;10^{8}}{13.6\times 1.6\;10^{-19}}=36.4\;10^{-8}$
 
D'où, $\lambda_{_{\ell}}=364\;\;nm$
 
$\centerdot\ \ $ Longueur d'onde la plus grande $\lambda_{_{L}}$
 
Elle correspond à la plus petite valeur de $n.$
 
$-\ \ $ Série de Lyman : $p=1\;,\ n=2$
 
$\dfrac{1}{\lambda_{_{L}}}=R_{H}\left(\dfrac{1}{p^{2}}-\dfrac{1}{n^{2}}\right)=R_{H}\left(1-\dfrac{1}{4}\right)=\dfrac{3}{4}R_{H}$
 
$\Rightarrow\ \lambda_{_{L}}=\dfrac{4}{3}\times\dfrac{1}{R_{H}}$
 
A.N : $\lambda_{_{L}}=\dfrac{4}{3}\times\dfrac{1}{1.10\;10^{7}}=1.216\;10^{-7}$
 
D'où, $\lambda_{_{L}}=121.6\;\;nm$
 
$-\ \ $ Série de Balmer : $p=2\;,\ n=3$
 
$\dfrac{1}{\lambda_{_{L}}}=R_{H}\left(\dfrac{1}{p^{2}}-\dfrac{1}{n^{2}}\right)=R_{H}\left(\dfrac{1}{4}-\dfrac{1}{9}\right)=\dfrac{5}{36}R_{H}$
 
$\Rightarrow\ \lambda_{_{L}}=\dfrac{36}{5}\times\dfrac{1}{R_{H}}$
 
A.N : $\lambda_{_{L}}=\dfrac{36}{5}\times\dfrac{1}{1.10\;10^{7}}=6.545\;10^{-7}$
 
D'où, $\lambda_{_{L}}=654.5\;\;nm$

Exercice d'application

On considère un atome de mercure dont quelques niveaux d'énergie ont pour valeur : 
 
$E_{3}=-2.72\;eV\;;\ E_{2}=-3.75\;eV\;;\ E_{1}=-4.99\;eV\ $ et $\ E_{0}=-10.45\;eV$ (niveau fondamental)
 
1) Calculer les énergies des photons émis par l'atome de mercure lorsque celui-ci passe du niveau $E_{3}$ au niveau $E_{1}$ et du niveau $E_{2}$ au niveau $E_{0}.$
 
2) Quelles sont les longueurs d'onde $\lambda_{_{3,1}}\ $ et $\ \lambda_{_{2,0}}$ des rayonnements émis ? 
 
Dans quels domaines de radiations se trouvent ces deux longueurs d'onde ?

Résolution

1) Soit $E_{n,p}$ l'énergie du photon émis lorsque l'atome passe d'un niveau $n$ d'énergie $E_{n}$ à un niveau $p$ d'énergie $E_{p}$ avec $E_{p}<E_{n}.$
 
Alors, pour la transition du niveau 3 au niveau 1 on a : $E_{3,1}=E_{3}-E_{1}$
 
A.N : $E_{3,1}=-2.72\;eV+4.99\;eV=2.27\;eV$
 
D'où, $\boxed{E_{3,1}=2.27\;eV}$
 
De la même manière, pour la transition du niveau 2 au niveau 0 on a : $E_{2,0}=E_{2}-E_{0}$
 
A.N : $E_{2,0}=-3.75\;eV+10.45\;eV=6.70\;eV$
 
Donc, $\boxed{E_{2,0}=6.70\;eV}$
 
2) L'énergie d'un photon est reliée à la longueur d'onde par la relation :
 
$$E_{n,p}=\dfrac{hc}{\lambda_{_{n,p}}}\quad\text{soit }\ \lambda_{_{n,p}}=\dfrac{hc}{E_{n,p}}$$
 
A.N : $\lambda_{_{3,1}}\dfrac{6.62\;10^{-34}\times 3\;10^{8}}{2.27\times 1.6\;10^{-19}}=5.48\;10^{-7}$
 
D'où, $\boxed{\lambda_{_{3,1}}=548\;\;nm}$
 
On a : $400\;nm<\lambda_{_{3,1}}<800\;nm$ alors, cette radiation fait partie du domaine du visible, le vert $(500\;nm<\lambda_{_{3,1}}<570\;nm).$
 
De même pour $\lambda_{_{2,0}}$ on a :
 
A.N : $\lambda_{_{2,0}}\dfrac{6.62\;10^{-34}\times 3\;10^{8}}{6.70\times 1.6\;10^{-19}}=1.86\;10^{-7}$
 
Ainsi, $\boxed{\lambda_{_{2,0}}=186\;\;nm}$
 
$\lambda_{_{2,0}}<400\;nm$ donc, cette radiation appartient au domaine de l'ultraviolet. 

 
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Exercices sur les lentilles minces - 3e

Classe: 
Troisième
 

Exercice 1   

Compléter les phrases suivantes en ajoutant les mots ou groupes de mots manquants
 
1) Une lentille convergente a ses bords ........ alors qu'une lentille divergente a ses bords ..........
 
2) Un rayon incident passant ........ ne subit pas de déviation alors qu'il est ......... s'il passe par les bords.
 
3) Une lentille convergente donne d'un objet renversé situé à $2$ $f$ une image ..........
 
4) Si un objet est $AB$ est placé ......... d'une lentille convergente, l'image obtenue est à l'infini.
 
5) La vergence d'une lentille est ........... de sa distance focale

Exercice 2    

Donner les mots permettant de remplir la grille ci-dessous.
 
Horizontalement
 
1) Son unité est la dioptrie
 
5) Il peut être principal ou secondaire
 
8) Est un milieu transparent
 
Verticalement
 
1) Qualité d'un objet ou d'une image
 
8) optique, il est un point particulier de la lentille
 
 
 

Exercice 3  

Compléter les rayons émergents ou incidents manquants à chacun des schémas suivants
 
 
 
 
 
 

Exercice 4    

$A'$ est l'image donnée par la lentille de l'objet réel $A.$
 
1) Tracer les trois rayons particuliers permettant d'obtenir cette image.
 
 
 
2) Donner les caractéristiques de cette image

Exercice 5      

Un objet réel $AB$ de hauteur $10\;cm$ est placé perpendiculairement à l'axe optique principal d'une lentille de distance focale $f=-20\;cm.$
 
Le point $A$ est sur l'axe optique principal à $30\;cm$ de son centre optique $O.$
 
Construire et caractériser l'image $A'B'$ de l'objet réel $AB$ donnée par cette lentille.

Exercice 6     

Le schéma ci-dessous est le début de la construction à l'échelle $1/10$ ($1$ carreau $\rightarrow$ $1\;cm$) de l'image $A'B'$ donnée par une lentille d'un objet réel est la suivante :
 
 
 
1) Reprendre et compléter cette construction
 
2) Donner les caractéristiques de l'image $A'B'$ obtenue
 
3) Indiquer la nature et la vergence de cette lentille

Exercice 7     

Un objet $AB$ de hauteur $20\;cm$ est placé perpendiculairement à l'axe optique principal d'une lentille convergente à $40\;cm$ de son centre optique. 
 
L'image $A'B'$, donnée alors par la lentille, est réelle, renversée et symétrique à l'objet par rapport à la lentille.
 
1) Trouver, à partir du graphe, la distance focale de cette lentille.
 
2) Quelle est alors l'agrandissement de cette image ?

Exercice 8 

Un objet $AB$ de hauteur $20\;cm$ est placé perpendiculairement à l'axe optique principal d'une lentille convergente à $40\;cm$ de sont centre optique. 
 
Son image $A'B'$, donnée par la lentille, est réelle, renversée et symétrique. 
 
Trouver :
 
1) Graphiquement la distance focale de cette lentille.
 
2) Son agrandissement $\lambda.$

Activités

Activité 1
 
Badara place un objet lumineux (lettre $P$) perpendiculairement à l'axe d'une lentille convergente, à une distance $d$ supérieure à la distance focale. 
 
Il place un écran perpendiculairement à l'axe de la lentille et déplace l'écran pour obtenir une image nette.
 
1.1 L'image de la lettre est-elle droite ou renversée ?
 
1.2 Comment doit-il déplacer l'écran pour obtenir une image plus grande s'il éloigne l'objet de la lentille ?
 
Activité 2
 
Badara dispose d'une deuxième lentille convergente dont il veut déterminer la distance focale,
 
comment peut-il procéder expérimentalement ?

Exercice 9 Contrôle de connaissances  

1) Quels sont les deux types de lentilles ?
 
2) Donne le nom du type de lentille qui « rabat » un faisceau incident de lumière vers l'axe optique ?
 
3) Comment appelle-t-on celui qui « ouvre » le faisceau incident de lumière ?
 
4) On dispose ci-dessous de six lentilles $L_{1}$, $L_{2}$, $L_{3}$, $L_{4}$, $L_{5}$ et $L_{6}$
 
 
 
Classifie ces lentilles en lentilles convergentes et lentilles divergentes et préciser leur nom
 
2) Justifie cette classification.

Exercice 10 Caractéristiques d'une lentille      

L'axe optique principal d'une lentille convergente est dirigé vers le soleil.
 
Choisir la bonne réponse pour les propositions suivantes :
 
1) L'axe optique principal d'une lentille est :
 
a) La droite perpendiculaire à cette lentille passant par son centre optique
 
b) La droite oblique qui passe par le centre optique de la lentille
 
2) Les rayons solaires convergent vers :
 
a) Le foyer image de la lentille
 
b) Le foyer objet de la lentille
 
3) La distance focale de la lentille est :
 
a) La distance entre le foyer objet et le foyer image.
 
b) La distance entre le centre optique et le foyer image.
 
4) La vergence d'une lentille est :
 
a) L'opposé de la distance focale
 
b) L'inverse de la distance focale
 
5) Dans le Système International d'unités la vergence s'exprime en :
 
a) mètre
 
b) dioptrie

Exercice 11 Construire la marche d'un rayon lumineux    

1) Chacun des schémas ci-dessous présente un rayon lumineux incident arrivant sur une lentille.
 
Construis le rayon émergent correspondant.

 

 
2) Chacun des schémas ci-dessous présente un rayon lumineux émergent après traversée d'une lentille. 
 
Construis le rayon incident correspondant.

 

 

Exercice 12 Construction de l'image d'un objet réel donnée par une lentille convergente  

Un objet lumineux $AB$ de hauteur $2\;cm$ est placé perpendiculairement à l'axe optique principal d'une lentille convergente de centre optique $O$ et de distance focale $3\;cm.$ 
 
Le point $A$ est sur l'axe optique principal, à $6\;cm$ de $O.$
 
1) Calcule la vergence de la lentille
 
2) Construis l'image $A'B'$ de $AB$
 
3) Donner les caractéristiques de l'image $A'B'$
 
4) Détermine le grandissement $G$ de l'image
 
5) Reprends les mêmes questions pour les cas suivants :
 
a) L'objet est placé à $7\;cm$ du centre optique
 
b) L'objet est placé à $5\;cm$ du centre optique
 
c) L'objet est placé sur le foyer objet
 
d) L'objet est placé à $2\;cm$ du centre optique

Exercice 13 Construction de l'image d'un objet réel situé en avant du foyer image d'une lentille divergente 

Un objet lumineux $AB$ de hauteur $2\;cm$ est placé perpendiculairement à l'axe optique principal d'une lentille divergente de centre optique $O$ et de distance focale $3\;cm.$ 
 
Le point $A$ est sur l'axe principal, à $5\;cm$ de $O.$
 
1) Calcule la vergence de la lentille
 
2) Construis l'image $A'B'$ de $AB$
 
3) Donne les caractéristiques de l'image $A'B'$
 
4) Définis et détermine le grandissement $G$ de l'image.

Exercice 14 Correction des anomalies de la vision     

Recopie puis relie par une flèche le défaut de l'œil à la lentille qui permet sa correction.
 

Exercice supplémentaire

Une jeune fille dit à son papa :
 
« Papa, pour lire ton journal je suis obligé de l'approcher de mes yeux ».
 
Son père lui répond :
 
« Pour moi c'est le contraire. Il faut que j'éloigne le journal pour le lire ».
 
Grand-père qui était à côté dit :
 
« Hélas, je ne peux lire ni de près ni de loin sans mes lunettes ».
 
1) Indique, pour chacune de ces personnes, l'anomalie de l'œil dont elle souffre : hypermétropie, myopie, presbytie. 
 
Justifier chaque réponse avec des explications claires.
 
2) En assimilant le cristallin de l'œil à une lentille convergente et la rétine à l'écran où l'image se forme pour une vision normale, fais un schéma pour la vision de loin de la jeune fille.
 
3) A la visite médicale, on lui prescrit des verres correcteurs.
 
a) Indique le type de lentilles dont ses verres correcteurs sont constitués.
 
b) Montre par un schéma simple l'action de ce type de lentille sur un faisceau parallèle.

$\begin{array}{c}\blacktriangleright\,\boxed{\text{Correction des exercices}}\end{array}$

 
Source: 
irempt.ucad.sn & adem

Solution des exercices : La calorimétrie 3e

Classe: 
Troisième
 

Exercice 1  

Calculons la quantité de chaleur fournie à cette eau.
 
On a : $Q=mc\Delta t=mc(T_{f}-T_{i})$
 
A.N : $Q=300\;10^{-3}\times 4180(100-20)=100320\;j$
 
Donc, $$\boxed{Q=100.32\;kj}$$

Exercice 2 

1) Trouvons la chaleur massique de cette huile.
 
On a :  $Q=mc\Delta t$
 
donc, $c=\dfrac{Q}{m\Delta t}$
 
A.N : $c=\dfrac{20000}{250\;10^{-3}\times 40}=2000$
 
Ainsi, $$\boxed{c=2000\;j.kg^{-1}.^{\circ}C^{-1}}$$
 
2) Trouvons sa température initiale
 
On a : $\Delta t=T_{f}-T_{i}$
 
alors, $T_{i}=T_{f}-\Delta t$
 
A.N : $T_{i}=70-40=30$
 
Donc, $$\boxed{T_{i}=30\;^{\circ}C}$$

Exercice 3 

Pour obtenir une boisson lactée tiède, Mactar réalise le mélange schématisé ci-dessous.

 

 
1) Trouvons la quantité de chaleur perdue par le lait chaud.
 
On a : $Q_{1}=m_{1}c_{1}\Delta t=mc(T_{f}-T_{i_{1}})$
 
A.N : $Q_{1}=50\;10^{-3}\times 4000(T_{f}-70)=200(T_{f}-70)$
 
Donc, $$\boxed{Q_{1}=200T_{f}-14000}$$
 
2) Trouvons la quantité de chaleur reçue par l'eau froide.
 
On a : $Q_{2}=m_{2}c_{2}\Delta t=mc(T_{f}-T_{i_{2}})$
 
A.N : $Q_{2}=200\;10^{-3}\times 4180(T_{f}-20)=836(T_{f}-20)$
 
Donc, $$\boxed{Q_{2}=836T_{f}-16720}$$
 
3) Trouvons la température de la boisson lactée tiède.
 
A l'équilibre on a : $Q_{1}+Q_{2}=0$
 
alors,
 
$\begin{array}{rcl} 200T_{f}-14000+836T_{f}-16720&=&0 \\(200+836)T_{f}-14000-16720&=&0 \\1036T_{f}-30720&=&0 \\1036T_{f}&=&30720 \\T_{f}&=&\dfrac{30720}{1036}\ =\ 29.65\end{array}$
 
Ainsi, $$\boxed{T_{f}=29.65\;^{\circ}C}$$
 
Auteur: 

Série d'exercices sur la Propagation rectiligne de la lumière-4e

Classe: 
Quatrième
 

Exercice 1 Contrôle de connaissances

Recopie et complète les phrases suivantes par les mots suivants : opaque, transparent, rectiligne, et translucide.
 
Dans un milieu transparent et homogène la lumière se propage de façon$\ldots\ldots$
 
Un milieu$\ldots\ldots$laisse passer une partie de la lumière mais ne permet pas de distinguer les corps qui émettent cette lumière. 
 
Un objet éclairé par une source placé derrière un écran$\ldots\ldots$peut être distingué nettement. Un milieu$\ldots\ldots$ne peut être traversé par la lumière.

Exercice 2

Recopie et complète le tableau par « OUI » ou « NON »
$$\begin{array}{|l|c|c|c|} \hline \text{Corps}&\text{Transparent}&\text{Translucide}&\text{Opaque}\\ \hline \text{Eau}& & &\\ \hline \text{Bois}& & & \\ \hline \text{Papier huilé}& & &\\ \hline \text{Vitre non}& & &\\  \text{teintée}& & &\\ \hline \text{Huile}& & &\\ \hline \text{Lait}& & &\\ \hline \text{Paupière}& & &\\ \hline \end{array}$$

Exercice 3

En $1850$, Léon Foucault, astronome et physicien français du $19^{ème}$ siècle, démontre que la lumière se déplace moins vite dans l'eau puis, $12\text{ ans}$ plus tard, il évalue que la vitesse de la lumière dans l'air est d'environ de $300000\text{ kilomètres}$ par seconde avec une précision très satisfaisante.
 
1) Calcule le temps mis par la lumière pour parcourir un mètre dans l'air
 
2) Détermine la distance parcourue par la lumière pendant une année dans l'air
 
Que représente cette longueur
 
3) Le soleil se trouve à environ $150000000\;km$ de la terre. 
 
Calcule le temps que la lumière émise par le soleil met pour nous parvenir sur la terre

Exercice 4

Un objet $AB$ est devant une chambre noire.
 
Reproduis le schéma et trace les rayons lumineux partant de $A\ $ et $\ B$ et pénétrant dans la chambre noire
 
 

Exercice 5

Nomme les types de faisceaux lumineux $A\;,\ B\ $ et $\ C.$
 
 

Exercice 6

Annote chacune des figures 1 et 2 en donnant la signification des numéros indiqués.
 

 


 

Exercice 7

On éclaire un écran $E$ à l'aide d'une source lumineuse étendue.
 
1) Représente la source lumineuse étendue et le faisceau lumineux.
 
2) Une boule opaque est placée dans le faisceau lumineux précédent. 
 
Représente son ombre propre, sa pénombre propre, son ombre portée et sa pénombre portée.
 
3) En t'inspirant du schéma précédent, explique, schéma à l'appui le phénomène de l'éclipse de Soleil.

Exercice 8

1) Reproduis la figure 1 et trace les faisceaux lumineux, de la source ponctuelle jusqu'à l'écran, puis représente l'ombre propre et l'ombre portée de la sphère
 
 
2) La source ponctuelle est maintenant remplacée par une source étendue ; on obtient la figure 2
 
Reproduis la figure, puis représente l'ombre propre de l'objet, son ombre portée, le cône d'ombre et la pénombre portée.
 
 

Exercice 9

Dans le schéma ci-contre sont représenté le Soleil, la Terre et la Lune
 
Le Soleil et la Lune sont deux sources de lumière.
 
1) Précise la source primaire et la source secondaire
 
2) Reproduis en représentant les parties de la terre dans le jour et dans la nuit.
 
3) Reproduis et représente les parties de la terre dans le jour, dans la nuit et celles dans le clair de lune.
 
 

Exercice 10

Explique par écrit, à ton ami Mamadou :
 
1) L'éclipse de Soleil.
 
2) L'éclipse de Lune.
 
1.Le 27 septembre, lors d'une éclipse lunaire, votre grand-mère dit que « la lune a été attrapée », les populations organisent des séances de prières pour sa « libération ».
 
En vous appuyant sur vos connaissances sur la propagation rectiligne de la lumière, rassurez votre grand-mère en lui expliquant, schémas à l'appui, en quoi consiste le phénomène de l'éclipse lunaire.
 
2.Thalès, mathématicien grec (625-546 av. J.C.), avait étonné le pharaon en calculant la hauteur de la Grande Pyramide d'Égypte. 
 
Un piquet de hauteur $H_{1}=1\;m$ avait été planté dans le sol, près de la Grande Pyramide (voir figure). 
 
ombre portée mesurait $L_{1}=1.60\;m.$ L'ombre portée, sur le sol, de la Grande Pyramide avait pour longueur $L_{2}=119\;m.$
 
Détermine sa hauteur $H_{2}$, sachant que cette pyramide a une base carrée de côté $c=229\;m\ ?$
 
 
Source: 
adem

Programmation rectiligne de la lumière-4e

Classe: 
Quatrième
 

Objectifs du chapitre

$-\ $ Identifier des milieux transparents, translucides et opaques.
 
$-\ $ Expliquer la formation des ombres et des pénombres.
 
$-\ $ Expliquer le phénomène d'éclipse.

Activités

Activité 1

1.1 Deux cartons opaques percés chacun d'un petit trou, une torche allumée et un écran sont disposés comme indiqué sur le schéma.
 
Qu'observe-t-on sur l'écran ?
 
1.2 les deux trous et la torche ne sont pas alignés.
 
Qu'observe-t-on sur l'écran ?
 
1.3 Conclusion
 
 

Activité 2 Expérimente à la maison

Colle du papier huilé bien tendu sur l'ouverture d'un pot de café vide ; perce un très petit trou sur la face opposée à l'ouverture ; oriente le trou vers un objet tel qu'une bougie allumée ;
 
2.1 Décris ce que tu observes sur le papier huilé.
 
2.2 Interprète.
Source: 
adem

Série d'exercices sur l'Introduction à l'électricité-4e

Classe: 
Quatrième
 

Exercice 1 Maitrise de connaissances

Recopie et complète les phrases suivantes :
 
Un circuit électrique dont tous les dipôles sont branchés les uns à la suite des autres est un circuit $\ldots\ldots$
 
A l'extérieur du générateur, le courant circule de la borne $\ldots\ldots$ à la borne $\ldots\ldots$
 
L'effet $\ldots\ldots$ et l'effet $\ldots\ldots$ dépendent du sens du courant électrique alors que l'effet $\ldots\ldots$ est indépendant du sens du courant électrique.

Exercice 2  Sens conventionnel du courant

Reproduis ces circuits électriques puis indique par une flèche le sens du courant :
 
 

Exercice 3 Type de circuit

Précise le type de montage de chaque circuit.
 
 

Exercice 4 Symbole normalisé

Représente les symboles normalisés des dipôles suivants :
$$\begin{array}{|c|c|c|c|c|c|c|c|} \hline \text{Dipôle}&\text{Pile}&\text{Lampe}&\text{Electrolyseur}&\text{Fil de}&\text{Interrupteur}&\text{Interrupteur}&\text{Moteur}\\ & & & &\text{connexion}&\text{fermé}&\text{ouvert}&\\ \hline \text{Symbole}& & & & & & &\\ \text{normalisé}& & & & & & &\\ \hline  \end{array}$$

Exercice 5 Schématisation d'un circuit

Schématise un circuit électrique en série comportant un générateur, un moteur, une lampe et un interrupteur. 
 
Indique le sens du courant.

Exercice 6 Schématisation d'un montage

Schématise le montage suivant (l'interrupteur est fermé) :
 
 

Exercice 7 Maitrise de connaissances 

Recopie et complète les phrases suivantes :
 
L'intensité du courant électrique se mesure à l'aide d'un $\ldots\ldots$ qui se branche toujours en $\ldots\ldots$ dans un circuit électrique. 
 
L'intensité du courant électrique est la $\ldots\ldots$ en tout point d'un circuit série. L'intensité d'un courant électrique se mesure en $\ldots\ldots$ de symbole $\ldots\ldots$
 
Dans un circuit en dérivation, l'intensité du courant électrique dans la branche principale est égale à la $\ldots\ldots$ des intensités des courants électriques dans les branches dérivées.
 
La tension électrique aux bornes d'un dipôle se mesure à l'aide d'un $\ldots\ldots$ qui se branche toujours en $\ldots\ldots.$ L'unité de tension est le $\ldots\ldots$ de symbole $\ldots\ldots$

Exercice 8 Conversion

Recopie et complète :
 
a) $0.420\;A=\ldots\ldots mA$
 
b) $2.6\;mA=\ldots\ldots A$
 
c) $7.5\cdot 10^{-2}V=\ldots\ldots mV$
 
d) $50\;mV=\ldots\ldots V$
 
e) $1.5\;A=\ldots\ldots mA$
 
f) $100\;mV=\ldots\ldots V$
 
g) $6.68\cdot 105\;mV=\ldots\ldots V$
 
h) $7.32\;kV=\ldots\ldots V$

Exercice 9 Ordre de grandeur d'intensité électrique

Reproduis le tableau et associe chaque système à l'ordre de grandeur de l'intensité électrique.
$$\begin{array}{|l|}\hline\text{système}\\ \hline\text{Fer à repasser}\\ \hline\text{Ampoule à incandescence}\\ \hline\text{Démarreur d'automobile}\\ \hline\text{DEL}\\ \hline\text{Eclair}\\ \hline\end{array}\qquad\begin{array}{|l|}\hline\text{Ordre de grandeur}\\ \hline 100\;A\\ \hline 10\;mA\\ \hline 1\;A\\ \hline 100\;mA\\ \hline 10000\;A\\ \hline\end{array}$$

Exercice 10 Ordre de grandeur de tension électrique

Reproduis le tableau et associer chaque système à l'ordre de grandeur de la tension électrique.
$$\begin{array}{|l|}\hline\text{système}\\ \hline\text{Pile du commerce}\\ \hline\text{Batterie d'accumulateur}\\ \hline\text{Réseau de distribution SENELEC}\\ \hline\text{Foudre}\\ \hline\end{array}\qquad\begin{array}{|l|}\hline \text{Ordre de grandeur}\\ \hline 220\;V\\ \hline 1.5\;V\;;\ 4.5\;V\;;\ 9\;V\\ \hline 5\cdot 10^{5}\;KV\\ \hline 12\;V\;;\ 24\;V\\ \hline\end{array}$$

Exercice 11 Circuit électrique série

Schématise un circuit électrique en série comportant un générateur, un moteur, une lampe, un interrupteur et un ampèremètre.

Exercice 12 Circuit électrique dérivé

1) Schématise un circuit électrique comportant :
 
-un générateur ;
 
-deux lampes $L_{1}$ et $L_{2}$ en dérivation ;
 
-trois ampèremètres permettant de mesurer l'intensité $I$ du courant principal et les intensités $I_{1}$ et $I_{2}$ des courants dérivés.
 
2) Complète le schéma en ajoutant un voltmètre $V_{1}$ permettant de mesurer la tension aux bornes de $L_{1}$ et un voltmètre $V_{2}$ permettant de mesurer la tension aux bornes du générateur. 
 
Indique sur chaque voltmètre la borne $V$ et la borne COM.

Exercice 13 Choix d'un calibre

Un ampèremètre possède les calibres suivants :
 
$2\;mA\;;\ 20\;mA\;;\ 200\;mA\;;\ 2\;A$
 
Indique, dans chaque cas, le calibre le mieux adapté pour mesurer des intensités de l'ordre de :
 
1) $50\;mA$ ; 
 
2) $1.5\;A$ ; 
 
3) $15\;mA.$

Exercice 14 Lecture sur un ampèremètre

Un ampèremètre possède cinq calibres : $5\;A\;;\ 1\;A\;;\ 0.1\;A\;;\ 10\;mA\;;\ 5\;mA.$
 
Son cadran est gradué de 0 à 100.
 
Recopie et complète le tableau suivant.
$$\begin{array}{|c|c|c|} \hline \text{Calibre}&\text{Division sur laquelle}&\text{Intensité}\\ &\text{s'immobilise}&\\ &\text{l'aiguille}&\\ \hline 5\;A&20&\\ \hline 5\;A&60&\\ \hline 5\;A&45&\\ \hline 1\;A&50&\\ \hline 1\;A& &0.75\\ \hline 0.1\;A&60&\\ \hline 0.1\;A& &0.04\;A\\ \hline 10\;mA&32&\\ \hline 10\;mA& &7.8\;mA\\ \hline 5\;mA&50&\\ \hline 5\;mA& &4\;mA\\ \hline \end{array}$$

Exercice 15 Loi des nœuds

On considère le montage ci-contre
 
1) Indiquer le sens des courants $I$, $I_{1}$ et $I_{2}$ dans la branche principale et dans les lampes $L_{1}$ et $L_{2}.$
 
2) Le générateur débite un courant d'intensité 0.54 A ; l'intensité dans $L_{1}$ vaut 0.32 A. 
 
Quelle est l'intensité du courant dans $L_{2}$ ?
 
 

Exercice 16 Loi de l'unicité

On considère le circuit schématisé ci-contre.
 
1) Reproduis le schéma en indiquant le sens du courant dans ce circuit ?
 
2) Si on permute la lampe et le moteur M, la lampe va-t-elle moins briller ? Pourquoi ?
 
3) On désire connaître l'intensité du courant dans ce circuit. Schématise le montage qui convient.
 
 

Exercice 17 Loi de la tension

On considère le montage schématisé ci-dessous.

 

 
La tension mesurée par le voltmètre$ V_{1}$ est : $U_{1}=6V.$
 
1) Qu'indique le voltmètre $V_{2}$
 
2) Que vaut la tension entre les bornes de la lampe $L_{1}$ ?

Exercice 18

1) Établis une liste de cinq appareils électriques utilisés à la maison.
 
2) Quelle est la tension de fonctionnement de ces appareils ?
 
3) Explique pourquoi ces appareils sont branchés en dérivation plutôt qu'en série ?
 
4) Il arrive souvent que dans nos maisons plusieurs appareils soient branchés sur une multiprise.
 
Explique le dangereux lié à ce fait.

Exercice 19

On désire expliquer le fonctionnement du dispositif appelé « va - et - vient » schématisé ci-dessous :

 

 
1) La lampe brille-t-elle lorsque :
 
a) l'interrupteur K est à la position 1 et l'interrupteur K' à la position 3 ?
 
b) l'interrupteur K est à la position 1 et l'interrupteur K' à la position 4 ?
 
c) l'interrupteur K est à la position 2 et l'interrupteur K' à la position 3 ?
 
d) l'interrupteur K est à la position 2 et l'interrupteur K' à la position 4 ?
 
 
Source: 
adem

Introduction à l'électricité-4e

Classe: 
Quatrième
 

Partie A : Généralités sur le courant électrique

Activité

On réalise le montage suivant dans lequel l'objet est l'un des solides indiqués dans le tableau.
 
 
Recopie et complète le tableau en mettant oui dans la case qui convient si la lampe brille et non si la lampe est éteinte.
$$\begin{array}{|c|c|c|c|c|c|c|} \hline \text{Objet}&\text{ciseaux}&\text{règle}&\text{règle}&\text{Fil électrique}&\text{agitateur}&\text{crayon}\\ \hline \text{Matériau}&\text{fer}&\text{Matière}&\text{aluminium}&\text{cuivre}&\text{verre}&\text{graphite}\\ & &\text{plastique}& & & &\\ \hline \text{Lampe}& & & & & & \\ \hline  \end{array}$$

Partie B : Intensité et tension électriques

Activités

 

Activité 1

Dans le schéma ci-dessous, les trois lampes sont identiques.
 
L'ampèremètre mesure une intensité de 0.32 A.
 
Pour chaque réponse, justifie ton choix :
 
1.1 La lampe $L_{3}$ brille-t-elle comme $L_{1}$ ou comme $L_{2}$ ?
 
1.2 L'intensité du courant qui traverse $L_{3}$ est-elle égale à 0.32 A ou à 0.16 A ?

Activité 2

On réalise un montage comportant en série : un générateur, un interrupteur fermé et deux lampes $L_{1}$ et $L_{2}.$
 
2.1 Dessine le schéma du montage.
 
2.2 Les tensions entre les bornes de $L_{1}$ et de $L_{2}$ valent respectivement 2.5 V et 2 V. 
 
Quelle est la tension entre les bornes du générateur ?
 
Source: 
adem

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